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Tous les gnous sont dans la nature

Publié le par BLANCAFORT

Hello les blogos ! Gnougnou la blogose !

 

Il était un gnou aussi con qu’une buse. Ce qui peut paraître une évidence, voire un pléonasme, était dans ce cas une implacable vérité, d’ailleurs observée chez tous les gnous qui peuplaient la savane. Mais ce gnou était d’une singularité singulière tant sa connerie ne connaissait aucune limite, aucun répit. Ses autres pairs étaient certes cons mais se contentaient de l’être éveillés. Ce qui dénote un grand sens de l’à-propos. Lui, non. Il l’était également dans son sommeil. Il ne se reposait pour ainsi dire jamais. Ses rêves étaient aussi cons que ses jours.

Ce matin, notre gnou pavanait dans la savane après qu’il eut appris qu’un gnou averti en valait deux. Fort de ce constat, il s’était plongé, à bride abattue, dans l’accumulation effrénée du savoir, afin, non seulement de briller en société gnou, mais également par volonté d’accroître son moi boursouflé. Pour cela, il s’informait quotidiennement sur les chaînes continues diffusées sur Canal Buse, lisait le JDD, le Journal Des Drosophiles, écoutait la géopolitique sur RTL, la Radio Trépanée des Lycaons, et allait même jusqu’à suivre les cours du soir de l’ENAA, l’École Nationale des Australopithèques Analphabètes. Ainsi, empli d’un savoir inepte, plus fat qu’un lion, le torse aussi enflé qu’un ventre biafro-nigérien d’antan, il était néanmoins aussi con qu’avant, mais en plus clinquant, en plus brillant. Galvanisé, il pouvait disserter sans relâche sur toutes sortes de sujets dont il ne percevait que la surface sommaire et médiocre, tels que le 7 octobre, les incendies, l’écologie punitive, l’économie de marché, l’augmentation du SMIC ou l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 10 ans, dont, il faut bien le dire, dans la savane, tout le monde s’en tapait le coquillard avec une force jamais démentie.

Au détour d’un jujubier, il aperçut un regroupement d’autruches, la tête plongée dans le sol. S’adressant à l’une d’entre elles et, donc, à son trou de balle à l’air, il leur dit :

- Dame ! Que faites-vous ainsi la tête dans le sable et le trou de balle à l’air ? Est-ce ainsi que les autruches vivent ?

Le trou de balle émoustillé, l’autruche interpellée sortit la tête du sable et répliqua tout de go :

- Si nous vivons ainsi, c’est que le monde alentour est fou et délétère ! À tel point que, submergées par les informations néfastes, nous préférons rester sourdes au chaos et vivre comme bon nous semble. Certes incultes, mais heureuses.

Le gnou opina de la tête sans même savoir ce qu’opiner voulait dire.

- Dame ! Si vous vivez ainsi, comment feriez-vous, par exemple, si un jour le port du trou de balle à l’air est interdit et proscrit ?

- Nous aviserons en temps voulu. Rien ne sert de craindre, il faut subir à temps, répondit l’autruche qui, profitant de rien, reprit sa position initiale.

Alors, le gnou, qui se voulait deux, haussa des épaules et de l’arrière-train, et se rendit à la dare afin de se rincer la marre. Plutôt fier de sa contrepèterie, à peine arrivé à ladite mare, notre gnou but à grande lampée. L’eau était fraîche et revigorante. Un régal.

Un crocodile, par les ondes alléchées, non loin du gnou inconscient et suffisant, s’en vint et se rapprocha, immergé et silencieux, de la gueule du bovidé qui se régalait du divin et rare nectar. Après un temps de douce retenue, d’un bond, d’un seul, le crocodile harponna la gorge du gnou et l’entraîna au fond de la mare où, en quelques minutes fatales, il mourut.

Plus tard, à la suite d’une digestion fortifiante, le crocodile, désirant offrir pareil festin à une crocodile dont il mirait la queue alerte et, surtout, la croupe lunaire, se mit en quête d’une proie plus facile. Ne trouvant aux alentours de la mare que de piètres volatiles, il s’aventura sur la terre ferme et tomba sur la troupe d’autruches, toujours la tête plantée dans le sable. Proie commode, il en saisit une par le trou de balle à l’air et s’en retourna devant sa promise qui, ravie, s’en reput avec une délectation toute prometteuse.

Moralité : que vous soyez informé-ée et sagace ou enténébré-ée et stupide, in fine, vous crèverez sans même se rendre compte que tout cela était écrit d’avance et que tous les efforts pour s’éloigner de ce truisme implacable sont et resteront définitivement vains.

Bonne rentrée !

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La rentrée

Publié le par BLANCAFORT

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Rire tue !

Publié le par BLANCAFORT

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Un zozio

Publié le par BLANCAFORT

Un zozio

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C'est tarte !

Publié le par BLANCAFORT

Hello les blogos ! Tarte à toi la blogose !

 

Florilège du sieur Georges Le Gloupier :

 

Entartrons, entartrons les pompeux cornichons !

Entartons, entartons les ministres bouffons !

Entartons, entartons le chancre aux chansons !

Entartons, entartons le pire des faux jetons !

Entartons, Entartons les pontifiants croûtons !

Entartons, entartons les arrogants étrons !

Entartons, entartons le polluant pognon !

Entartons, entartons la télé attrape-couillons !

Entartons, entartons les xénophobes cochons !

Entartons, entartons les sarkochiants couillons !

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Hommage à...

Publié le par BLANCAFORT

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Les images impossibles

Publié le par BLANCAFORT

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Le retour du zozio

Publié le par BLANCAFORT

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Puis pluie

Publié le par BLANCAFORT

Hello les blogos ! Ô ho eau la blogose !

 

Hier soir, après m’être enivré de vin, un grondement…

… un grondement dans le ciel noir…

… un grondement, puis… pluie…

… l’eau céleste.

Certes menue, infime, légère et lourde, elliptique, mais la pluie. La pluie écrasée de sécheresse.

La pluie qui choit. La pluie, la nuit.

Je me suis dévêtu. Nu. Nu sous la pluie.

J’étais Tlaloc, le dieu aztèque de la pluie.

Mon corps, d’habitude limé, usé et gâté par les âges, était déifique, éloquent et puissant.

J’étais Zeus pater, Bronton et Chthonios; j’étais beau, sans laideur aucune, sans pudeur ni vergogne.

Sous la pluie, je ruisselais de joie.

J’étais le ciel. Un ciel liquide, avide d’amour.

Jambes écartées, j’ai plongé mes yeux et mon âme sous et dans la pluie; les gouttes glissaient le long de mon corps. Des caresses infinies, intimes et voluptueuses.

J’étais eau et gouttes.

Dieu que j’étais beau et jeune ! Grand et fort !

La pluie.

La nuit.

Seul et nu.

Nu, comme au premier jour.

Du coup, mon dernier jour s’est terni. Il s’est éloigné.

Présence et présent.

La pluie.

J’aime.

El Nino n’a qu’à bien se tenir. Je suis prêt !

J’aime…

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This is the end !

Publié le par BLANCAFORT

This is the end !

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