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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 06:05
Lisez ! Volez !
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 06:37

Hello les blogos ! Allez loue, y'a la blogose !

 

Tu parles d'un été de la Saint-Martin ! Pfff ! On a connu plus réjouissant que cet été-ci. [Cètétéci !] Certes, un été particulier, le truculent été indien ou Indian summer notamment en Pennsylvanie, mais une douceur rare et incomparable en plein automne et de quoi se ragaillardir la caudale sans frais. Et là, paf ! Un été pourri, une journée de mouise, pluies et bourrasques, et monceaux de feuilles lassées au pied des feuillus décharnés pour une bouillasse gadouilleuse à souhait et franchement ripante, de riper, du néerlandais ribbelen, "mettre en mouvement, tirailler, palper." Et comble de mistoufe, de misère mais bien plus trapue, comble de mistoufe donc, v'là-t-il pas que Leonard Cohen casse sa pipe. Oh fatche de con ! Pour cumuler les avanies, ça s'pose là ! Déjà que le côté neurasthénique de certains ténébreux taciturnes me les broute menu menu, imaginez un peu l'écoute matutinale d'une chanson de Leonard Cohen sous la pluie grise en cet été de la Saint-Martin humide. Ça frise l'indécence, la détresse et la mélasse à tous les étages. Putain, la rage ! D'une part, je n'ai jamais été ému, ni enivré, par Leonard Cohen, c'est un tort assurément, et d'autre part, ma scolarité paresseuse ne m'a jamais ouvert les voies indicibles de la langue anglaise, et encore moins celle de la nordiste amérique. Ce qui fait que je ne comprends pas un mot de ce que loue le poète, je n'en retiens dès lors que la bile et le spleen. Et franchement, ça me mine ! La rage disais-je ! Putain d'été de la Saint-Martin ! D'autant plus que je précisais hier qu'il était d'usage d'attraper une oie grasse et de se la farcir. Ben comble de mauvaise fortune, les oies grasses ont disparu. Pas une ! Que des canes rachitiques, des canettes cachectiques et des pécores maigriottes. Pas une once de gras ! Que dalle ! Et même pas en pente ! La rage ! Heureusement, aujourd'hui, c'est également le 11 novembre. Youpiiiiiiii ! Pour me sortir du vague à l'âme insistant, j'vais m'coltiner la carne avec des anciens combattants et m'siffler un ginglet de derrière les fagots, j'vous dis qu'ça ! J'ai ouï dire que le boss du rade d'ici avait reçu un p'tit beaujol'pif sévère qu'il garde en sa cave avant le jour J. Je m'en vais le détrousser le gars, ça n'va pas faire un pli !

Ben voilà ! Vive la Saint-Martin !

Vive l'été !

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 06:36
Leonard Cohen
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 06:36
BAYER MONSANTO
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 06:35
Salon du livre de Brive : une lectrice
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:12

Hello les blogos ! Ffff Fffff Kssi Ksssi la blogose !

Débutons gaiement cette chronique par un proverbe arabe, et ce non pour faire chier les anxieux mais afin d'entamer gaiement une chronique, ce qui était annoncé dès le préambule : "Si tu ne peux être une étoile au ciel, sois une lampe dans ta maison." Merci Youssouf ! Jamais ta lumière n'a été aussi lumineuse ! Ce qui nous ramène aux tintements brefs, légers, fugaces, des horloges passives plaquées au mur à droite en rentrant de ces intérieurs douillets où la bûche craque. Alors que le froid fissure la feuille morte, que la pluie ramollit les pains déjà mous, les sons se font plus intimistes. Entre quatre murs. Le chuintement d'une cocotte minute, l'étoffe ouatée d'un pull sur un cuir brisé, le doux bruissement d'un journal admirablement délétère, une cantate de Bach et l'indicible pet d'une grâce un peu retenue et voilée pour ne point éveiller l'amante, encore sous la couette.
Nous sommes à la veille du 11 novembre. Et en dehors de l'armistice de 1918, où l'on récupéra, c'est pas de chance, l'Alsace et la Lorraine; souvenons-nous également que c'est avant tout le jour de l'été de la Saint-Martin. L'été de la Saint-Martin "qui dure trois jours et un brin."
Il est temps de réinstaurer ce jour béni ! Oui oui ! Autrefois mes grassouillets peu souillés, à la Saint-Martin, il était d'usage de tuer une oie grasse et l'on goûtait le vin nouveau. Que n'attendez-vous pour buter ces palmipèdes qui cacardent sans fin ?! Bâfrons et buvons ! Gloire à Saint-Martin ! Jadis, on appelait ça "martiner", comme l'indique Henri Gougaud dans son almanach. Et s'il était question de rouler sous la table rajoute l'auteur iconoclaste, ce n'était rien. "Dit poliment, on avait le "mal saint Martin." Ah, grande est parfois la tradition. Surtout quand celle-ci est culinaire.
Alors mes blogos chéris, demain, au lieu de vous faire chier à égrener des morts qui n'en demandaient pas tant (ils sont morts pour des gras gros qui s'élisent entre eux), fourrez donc une oie et buvez !
Si vous n'avez pas d'oie à portée de main, prenez femme. Leur duvet fera le reste.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:11
TES TRUMP
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:10
Salon du livre de Brive
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:10
Salon du livre de Brive
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 06:09

Hello les blogos ! Ah ben ça alors la blogose !

 

Le bobo est baba. Il est ébaubi, éberlué, camus sans Albert, sidéré, il en tombe des nues. Un vague à l'âme l'envahit et une vaste langueur l'étreint. Ce n'est pas la première fois qu'il tombe des nues d'ailleurs. Ni la dernière. Il lui arrive ainsi parfois d'être médusé qu'au cœur même de l'hiver, il fasse aussi froid. C'est dire. C'est dire sa sidération en ce jour. Il ne comprend pas. A-t-il déjà compris quoique ce soit ? Et pourtant. Et pourtant, il en fait des efforts. Constamment, continûment, assidûment. Il se bonifie avec l'âge, il s'éduque, il se construit patiemment. Il a une pleine conscience du siècle des Lumières. Il en a en outre auréoler ce dernier terme d'une majuscule. Les Lumières. Comme si l'évidence intellectuelle était de dépasser l'obscurantisme, de croire en la tolérance, la culture, le savoir. Et il a raison. Il tente, il a tenté, il tentera toujours de dépasser les ténèbres. Et pourtant, rien n'y fait. Il reste effaré. Et sa stupeur n'a pas fini de croître. Partout, on remet en cause son excellence. Il s'est évertué cependant à fertiliser un terreau qu'il sait fécond et généreux. Il n'est pas raciste, il est ouvert d'esprit, attaché à autrui, soucieux des misères lointaines, de l'écologie, du bien-être et du savoir-vivre. Et encore une fois, il a raison. Il s'ingénie à s'améliorer, à s'enrichir, à s'enchérir. Comment lui en vouloir ? Il y a une certaine logique à tout cela, une certaine grandeur d'âme et même une prééminence, irrécusable pourrait-on dire. Et pourtant. Des coups de boutoir viennent lui heurter les rotules, le laissant pantois et coi. Pétrifié. Que faudrait-il faire ? S'améliorer encore ? Y croire inlassablement ? Avoir confiance en le long terme ? Que faire ? C'est alors qu'il se hâte, qu'il tente d'accroître son influence. Il réfléchit davantage, il se concentre et raisonne. Il investit les centres-villes, les rend plus harmonieux, cultive la culture, favorise la civilité, la courtoisie, la mondialisation des idées et des économies, des échanges, il vagabonde et voyage à travers le monde, un jardin menu, lit des essais afin de comprendre ce qu'il a engendré bien malgré lui, écoute du jazz et de la musique "world", préfère les versions v.o.s.t d'un cinéma exigeant, encourage la bio-diversité, le circuit court, la bionomie, l'éthologie, l'amitié et la table non grasse et légumineuse. Il se doute bien que l'excès, le tord-boyaux, l'opium et la connerie sont des abominations. Certes. Il a sans doute raison. En tout cas, le reproche à son encontre est incroyable, voire inenvisageable. Et pourtant. Rien n'y fait. Partout dans le monde, son jardin qu'il explore inlassablement, un modèle contraire s'impose. Un modèle de repli sur soi, de peur, de doute, de ras-le-bol, de contradiction, de politiquement incorrect, de culture du passé, de soupçon, de complot, d'abandon et de solitude. Un monde qu'il ne comprend pas. Un voisin qui l'inquiète. Le bobo est baba. Il lui en fera du temps pour qu'il ne soit plus abasourdi. Le monde change. Mais sans lui. Il avance.

Courage mon bon. Le temps est absolu.

Ce n'est pas si pire que d'antan. Jamais.

Du moins, espérons-le.

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