Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:25
Elkabbach in the URSS
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:24
POST-SCRIPTUM
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 06:55

Hello les blogos ! Miam Miam la blogose !

 

Une cocote émaillée posée en bordure de braise. En son bedon, du chou vert, des pommes de terre, des oignons, de l'ail et un os de bœuf. Deux journées de "ploplotage". Un fumet singulier, une sonorité infime, une lenteur baroque...

Ailleurs ? Pas très loin...ça bavarde, ça cause, ça jabote. Alep, Trump, Poutine, les primaires gauches, les assistés, les primes et les taxes, la survie d'un modèle éreinté, les insurgés, les migrants, la calotte glaciaire, les particules fines, élémentaires, la Dépakine, le "ta gueule" Elkabbach...

...et la soupe qui s'évapore, le couvercle qui trémule. Le chou vert est devenu laiteux, diaphane, les oignons se sont délités, la pomme de terre, empâtée, et l'os s'est cimenté. La bûche finissante craque, se démembre, devient cendre et poussière...

...et ça jase, ça palabre, ça dégoise. L'assurance maladie, l'IVG, la fraude fiscale et le RSA, la pochette blanche de Cazeneuve, la banquise qui se brise, Grenoble dans la noix viciée, le "Football Leaks", Nadia Murad Basee et Lamia Haji Bachar, les coachs alimentaires, les restos du coeur, Uber et gentrification...

...la tiède quiétude du fumet évanescent, la fin du "ploplotage" tempéré. La cocote émaillée sur la table, l'ouverture du couvercle et la louche dans la paluche. L'écume aux lèvres, les "slurp" s'ourdissent, le ventre se vrille, la nostalgie mijote...

...et ça jaspine, ça jacasse, ça potine. Adama Traoré, les "datacenters" en surveillance, Bolloré, la Fondation Louis Vuitton pour l'Art populaire, le doux Florian Philippot, la chaude Arctique, Immendorf, les Balkany...

...la cuillère est posée, le bien-être se diffuse, une cibiche vient clore la chère frugale, délicieuse, apaisante, ravaudeuse.

Silence.

Étoiles filantes, lune pleine. Discordance nocturne.

Le sommeil sera bon.

Demain, retour des palabres...

Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 06:55
LOL HOLLANDE
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 06:54
Ici gît ALEP
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 06:52
"Aujourd'hui, on n'a plus le droit..."
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:39

Hello les blogos ! Tic Tac Tic Tac la blogose !

Nulle femme, aussi loin qu'elle remonte dans la mémoire de la famille restée en ville, ou éparpillée aux quatre coins des cimetières, et nulle, dans les alentours, n'avait subi comme elle la trahison de son visage. Noémie était vieille, et plus encore, hideuse. D'une laideur congestionnée par trop de mauvais vins, glaireuse à souhait, et dont la vue offrait à tout moment la longue et inaltérable déficience d'une vie organique sujette à la putréfaction.
Elle n'avait connu de la vie que des fruits amers. Un mari demeuré, qui cumulait un bon nombre de pléonasmes plébéiens nauséabonds : commerçant, footballeur, fasciste et radin, heureusement décédé grâce à la dernière guerre; deux fils, qui reproduisaient jusqu'à la nausée le moule sociétal schématique d'une destinée à la con : travail, famille, patrie; et un chat cafardeux, aussi répugnant que con ! Ses deux grossesses lui avaient liquéfié le ventre comme une vieille moule échouée. Après, quand, avec leur croissance aléatoire, elle avait compris qu'aucune joie ne viendrait élargir son horizon déjà fortement merdique, elle avait vainement espéré la grâce d'une existence atone, entre le tic-tac d'une horloge massive et les miaulements catarrheux de son greffier ombrageux.
Noémie s'emmerdait in extenso, intégralement, radicalement. Après toutes ces années infécondes, elle avait enfin conçu l'idée ultime que la vie ne lui apporterait que déboires et amertume. Une victoire morale en quelque sorte.
Ce matin, le soleil d'hiver débordait de mélancolie sinistre. Le froid était humide. Noémie, habillée d'un long manteau gris, s'en allait au marché comme on va à l'abattoir. Elle ne suscitait en effet, chez ses piètres congénères, que railleries et quolibets, une méchanceté quasi éternelle, en tout cas, incisive. Elle ne s'était jamais tout à fait habituée à cela, préférant souvent, même, les violentes diarrhées du chat cacochyme, qui lui faisait office de seul ami, aux débordements hypocrites des lumières de Noël qui illuminent que trop la pâle inconsistance de la connerie humaine en période de fête.
Elle alla directement vers le petit camion de la charcutière, qu'on avait excentré de la place du village pour ne pas faire de l'ombre à la boucherie du boucher bouché, pour ne pas dire borné, et plus encore. Elle aimait plus que tout le fromage de tête de veau à l'ancienne que préparait la douce "cochonnaillère". C'était, pour ainsi dire, son seul plaisir. Le fromage de tête de veau, pas l'immonde truie qui charcutait.
Elle attendit patiemment son tour, non sans avoir maugréée connement, comme tout le monde.
- Oui bonjour, c'est ça ! rétorqua-t-elle au bonjour de la truie effrontée ! Donnez-moi plutôt de vôtre fromage de tête de veau !
- Je suis désolée Ma'me Noémie ! Mais ya plus de fromage de tête ! J'vous sers du boudin à la place ?
Le monde s'écroula sous les pieds poites de Noémie. Plus de fromage de tête de veau ! Et dire que l'autre conne lui proposait en substitution du boudin ! Du boudin ! " En plus d'être moche, pensa fortement Noémie, elle est conne ! On dirait mon chat ! "
Elle s'en retourna, piteuse, chez elle, plus sombre qu'elle ne l'était avant de partir. Serait-ce enfin le jour ? Ce jour, qu'elle attendait depuis toujours ?
Elle ouvrit lentement le tiroir du buffet de la cuisine.
Il était là. Noir et toujours lustré.
Elle le prit entre ses doigts gourds.
Un petit déclic. Juste un. Pour en finir.
Enfin.

Le chat s'étira. Longuement. Il regarda autour de lui. Silence glacial. Un liquide chaud lui coulait sur sa tête, puis sur la patte. Il renifla, puis le lapa.
Le sang était bon.
Mais autour de lui, tout était froid.
Il était temps de partir.
Enfin...

(chronique du 13 décembre 2009)

Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:34
Aaaaah l'amour !
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:34
Pou Pou Poutine
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:33
Si tu ne viens pas à Lagarde...
Repost 0
Published by BLANCAFORT
commenter cet article

Présentation

  • : L'almanachronique
  • : illustrations humoristiques, chroniques, dictionnaire, humeur du jour et autres plaisirs de bouche ! Libertin, hédoniste, sybarite des troquets, boisson vinicole, femme, sexe
  • Contact

Recherche