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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 04:57

Hello les blogos ! Tu kiffes faux z'at the blogose ?

 

Tout compte fait, la soumission doit être un état de satisfaction très agréable pour nous tous. On doit certainement tirer de celle-ci un plaisir inavouable mais irréfragable. Du  moins admis, voire patent tant la soumission à l'autorité la plus infime nous est naturelle et irrésolue, nous les plus nombreux. Admettons-le. C'est notre côté sadien sans doute. Ou plébéien dans l'idée de masse populaire. Car si l'on regarde de plus près l'étymologie de "soumission", elle viendrait de "soubsmission", 1349, « obligation financière qu'on a vis-à-vis de quelqu'un ». Et que dit le dicton populaire ? Qui paye ses dettes s'enrichit. Oublions l'aspect psychologique d'une telle étrangeté qui dit que payer, enrichit, et arrêtons-nous sur la linguistique, certes un peu tordue. Si l'étymologie de "soumission" est telle, je comprends désormais notre pusillanimité factuelle face au pouvoir. Comme si celui-ci était un bailleur et duquel nous serions débiteurs pour l'éternité. Amen. Notre soumission est donc acquise et multiple. Elle s'insinue partout et avec aisance. On plie au pouvoir, on arque au patron, on ploie au professeur, on plisse au flic, on flanche au gradé, on corne au plus fort. On devrait plutôt bayer aux corneilles. Mais que nenni. On courbe l'échine. Prenons le glyphosate. Le méritoire Roundup. Désormais, pour les plus téméraires d'entre-nous qui désirions éconduire une réalité précédente, nous savons que ce vertueux Roundup est un herbicide mortifère et liberticide, pour ne pas dire une merde sans nom qui ravage tout sur son passage, un passage qui mène de vie à trépas. Pour preuve, les américains paysans, qu'on ne prenait pas à priori pour des chantres de sagacité et de savoir-être (et ce "on", c'est moi et très con au demeurant), ont désormais une toute autre opinion de ce produit miraculeux qui, avec le recul, offre un échantillon exemplaire de ce que l'homme est capable de faire, répandre la mort afin de s'en mettre plein les fouilles. Je vous passe la liste des dégâts physiques et environnementaux que provoquent ce "miracle", elle est renversante et probablement non-exhaustive. Et que fait-on ? Nous attendons. Nous attendons patiemment et avec une certaine passivité. Nous attendons en ce jour que les états membres de l'Union Européenne prennent ou pas la décision de réautoriser l'usage de l'herbicide en question pour une durée X. Après ? Après, on se soumettra. Ils font autorité. Et l'autorité n'a nulle besoin de raison. Elle insuffle son aliénation au soumis prudent.

Et comme le disait Frédéric Dard par le biais de San Antonio :Créer le grade n'assure pas l'autorité des gradés, mais l'humilité des non gradés !

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 04:56
Margin call
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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 04:56
L'alternative cruelle
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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 04:55
Glyphosate
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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 03:50

Hello les blogos ! Tu craques la blogose ?

 

J'ai le goût de l'histoire. Qu'elle soit quantitative, didactique, anecdotique ou psychologique, j'aime errer dans le passé historique et sous quelques cotillons fanfreluchés de coquetterie altière. Et ce goût m'amène uniment à chérir l'anniversaire. Non pas tant celui de mes intimes, dont j'oublie par ailleurs et invariablement le jour J, mais bien celui de l'histoire, celui qui célèbre ou rappelle un jour particulier, un fait marquant, voire une naissance ou celui de la mort, toujours souriante de tant d'activité immuable. Et aujourd'hui, la fête commémorative exhume d'un oubli révoltant une journée cruciale, d'un vingtième siècle peu sobre en évènements âpres, qui a tant fait pour la prospérité de tous et la bonne fortune d'un âge d'or à venir. Je veux évoquer le 24 octobre 1929. Ah, je vois déjà quelques uns d'entre vous qui frétillent de la caudale et s'émoustillent des scrotums, voire des ovaires. Et oui, chères tripoteuses et agioteurs convaincus, nous commémorons, sans omettre la griserie inhérente à ce genre d'avatar hilarant et assez éloigné d'une solennité pourtant de rigueur, le tout premier krach boursier de notre ère, celui qui institua la Grande Dépression, avec deux majuscules comme pour mieux asseoir la portée dramatique. Ah aaaah ! La Grande Dépression ! Le jour J où la bulle spéculative éclata à la gueule des boursicoteurs new-yorkais qui n'avaient pas, les cons !, su estimer à sa juste valeur la différence entre le taux d'appréciation des actions et le taux d'emprunt. Même moi, je le sais. La date-clé de l'histoire boursière à peine enfantée, le 24 octobre 1929, le jour que l'on nomme, non sans verser une larme d'émotion, le Black Thursday, le jeudi noir. Et savez-vous quoi ? Non pas s'il y a des choux derrière chez moi, mais les conséquences de ce jeudi ? Hein ? Et bien mes chers blogos agioteurs, et toi affairiste blogose, à partir de ce jour, le noir, couleur caractérisée par l'absence de celle-ci, se modifia au fil des jours et insidieusement en brun. Je m'explique. A partir de ce 24 octobre, les investisseurs et les entreprises, qui sont pour la plupart encore actifs de nos jours, ont du mal à remonter la pente qu'ils ont eux-mêmes infléchis. C'est dur pour eux. Bon, il va sans dire que c'est également assez dur pour les gueux et les sans-dents, ceux qui foutent le bordel et qui ne sont rien, c'est sûr, mais bon, c'est plus dur pour ceux qui ont perdu. A ne rien perdre, on ne gagne à rien. Et donc, les perdants de la Grande Dépression vont tout faire pour remonter ainsi la pente, mais surtout pour redorer leur blason quelque peu terni. Alors, ils cherchent, inventent, s'interrogent, explorent et sondent, pas trop profond tout de même, ça fait mal, pour finir par intriguer. Et oui, chassez le naturel, il revient au salaud. Ils intriguent donc. Chapeau les mecs ! Ils ont trouvé un moyen de s'en sortir. Lequel ? Celui qui permet de modifier le noir en brun ! Suivez merde ! Mais oui ! La guerre ! Le deuxième guerre mondiaaaaaaaaale ! Chapeau bas derechef ! Ainsi, et par le biais de cette géniale bonne idée, les investisseurs et entreprises, de type Monsanto, mais c'est un exemple fortuit, vont pouvoir, dès la fin de la guerre et à partir des années cinquante, s'éclater la rondelle et majorer leurs bourses conséquemment. C'est-y pas subtil ?

Fêtons-donc ce 24 octobre dignement en pensant que toujours, toujours, quoiqu'il arrive, malgré les abîmes, les fléaux et les krachs, des hommes prendront en main la destinée de l'humanité pour le plus grand bien de tous.

Vive l'histoire !

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 03:49
Ô MONSANTOoooo !
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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 03:49
Monsanto
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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 03:48
Dit vidende !
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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 05:34

Hello les blogos ! Fluick Fluick la blogose !

 

Sous l'impulsion des impressionnistes, les peintres, poussiéreux et poudreux, sortent enfin de leurs ateliers et se prennent en pleine gueule un soleil pugnace. Et si le sud de la France tout naturellement inspire certains badigeonneurs, des régions septentrionales animent également quelques uns des artistes les plus renommés. L'Eure et Giverny pour Monet, la Seine-et-Marne et Moret-sur-Loing pour Sisley et enfin le Doubs et Ornans pour Courbet. Reconnaissons tout de même, sans blâmer ces régions précédemment citées, bien que le Doubs favorise plutôt la chicane, que le sud privilégie un peu plus l'art de barioler en pleine nature, les aisselles éventées. La Provence bien évidement, Cézanne et Aix, Van Gogh et Arles, Bonnard et le Canet, la liste est prolixe, mais aussi les Pyrénées-Orientales avec Collioure et Céret, et pour cette première Matisse en fauve puissant, et Picasso pour Céret et l'aventure du cubisme. Ce sud singulier et sa lumière intense, l'éclat des couleurs et certaines heures où la lumière est sans ombre, plages incurvées et barques aux voiles latines, bougainvillées, aloès, glycines, pins parasol et cyprès, petits villages aux façades ocres, sertis de vignes et d'oliviers. N'en jetez plus, c'est l'extase. Or, et forcé de l'admettre, de pleines régions et d'augustes départements ont été purement ignorées des barbouilleurs illustres. Soit que les peintres les plus célèbres n'y soient pas nés, soit que ces régions oubliées n'y aient une lumière que trop pâle ou du moins terne. Inexplorés et réprouvés ainsi les départements que sont la Meuse, la Lozère, la Sarthe, l'Indre, l'Ariège, le Puy de Dôme et autres Vosges maudites. Enfouies et ignorées dans leur médiocrité lumineuses, ces régions peinent à jouir et surtout à faire jouir les paysagistes. C'est comme ça. Même la Creuse, qui pourtant dispose de sérieuses imperfections et déficiences harmonieuses, a pu bénéficier d'un Monet ou d'un Sérusier du côté de Fresselines pour magnifier son blason. Mais il reste des régions et des départements pour qui jamais ne sonneront les trompettes de la renommées. Jamais. Et si cela est compréhensible pour la Corrèze et la Mayenne, dont la luminosité frise l'indifférence et la lividité d'un trou du cul, il est étonnant que le Gers, par exemple et aux impondérables d'un hasard tout à fait fortuit, ne fût considéré par ces peintres de jadis. Et s'il est certain que celui-ci manque cruellement de falaises, de roches ou de montagne victorieuse, d'arbres aisés à profiler, tels que pins et cyprès, de plages et de criques, de rivières méandriques et autres bâtisses vaniteuses, il n'en reste pas moins vrai que le Gers, en cet automne présent, est le département, dans sa géographie, le plus lascif de France. Car comment résister à toutes ces courbes d'une sensualité folle que sont les coteaux bombés et mamelonnés ? Comment ? Comment regimber à la polissonne arabesque de tous ces monts, imbriqués les uns dans les autres ? Comment résister de nouveau à ces fentes intimes qui signifient la jonction de deux coteaux en douceur ? Comment ? Comment avoir honni celui-ci des palettes quand à ce point, et en automne matinée, il donne à voir des cieux merveilleux et improbables, presque irréels qui teintent charnellement ces éminences convexes où s'ébrouent la renarde et sa lubricité légendaire ? Comment ? A cela, et pour réponse d'une indiscutable véridicité, je pense pouvoir dire que les peintres sont des coincés du cul jansénistes, voire frigides protestants, plus enclins à peinturlurer une aimable rose épanouie en nous faisant croire qu'en cette parure carminée se nicherait la plus parfaite allégorie du sexe féminin. Pauvres étroits ! Pauvres étrécis impuissants ! Et merde à Monet !

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 05:33
Travailleur détaché
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