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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:17

Hello les blogos ! Ail Ail la blogose !

Parlons beu, parlons pien ! Contrepétez et remettez dans l'ordre.
Et surtout ne contrepétez pas trop fort, les fenêtres sont closes.
Ploum Ploum !
Aujourd'hui, goûteux microcéphales, parlons échalote. Car oui, la période estivale l'impose. Non pas tant d'ailleurs par la saisonnalité de cette plante potagère, mais par la nécessité indéniable de celle-ci, à l'instar de l'ail, face à la fadeur constipée de beaucoup de solanacées. Les tomates, pour ne pas les nommer.
L'échalote, ascalonia (cepa), est originaire des pays du Bassin Méditerranéen au même titre que le "pitre blafard" poireau et la si drôlette ciboulette. Sa présence dans l'Antiquité, tout comme l'intelligence politicienne, est incertaine. En revanche, on la connaît déjà sous Charlemagne, pourtant peu amène question oignon, car elle figure dans le célèbre capitulaire De Villis, plus communément appelé le capitulare de villis vel curtis imperii selon Roger Moore.
Le nom de l'échalote, similaire dans toutes les langues, rappelle la légende selon laquelle les croisés du cul l'auraient rapportée de la ville d'Ascalon, en Palestine, au nord de la Bande de Gaza, où l'on joue souvent au kippour gagne.
Au moment de lui donner un nom botanique, Linné et de Candolle, qui se faisaient manifestement chier, manifestent, qu'est-ce que je vous disais !, un désaccord : le second estime qu'elle n'est qu'une variété d'oignon, tandis que le premier en fait une espèce distincte.
- Espèce d'échalote !
Je vous en prie ! L'échalote, en tout cas, est très proche de l'oignon, tant par ses caractères botaniques imbuvables que par sa composition chimique; c'est une sorte d'oignon à plusieurs bulbes et qui, comme l'ail, ne fleurit pas, car ses fleurs sont stériles.
- Les chalotes !
Je vous en prie !! Bref ! Pour en revenir au premier propos, sachez que l'échalote, source précieuse de vitamines C et B, est une racine condiment indispensable pour acomoder, avec deux C et deux M mais j'ai la flemme d'écrire aujourd'hui, indispensable pour acomoder disais-je donc, la tomate insipide qui se quelconque le derche sur les étals des marchés boursiers à des prix défiant toute concurrence; concurrence dont la concurrence des mots dégueulasses frise le respect !
Comprenne qui pourri !
Hourra Hourr'appétit !

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:15
Mettre de l'eau dans son vin !
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:14

PMA

PMA
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:13
Insoumis de notaire
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:03

Hello les blogos ! Bon sang mais c'est bien sourd la blogose !

 

Un peu avant sept heures, alors que commençait l'aurore, Maigret regarda à travers les vitres de son bureau du 36 quai des Orfèvres. Il ne pleuvait plus, mais les rues étaient pleines de flaques inégales et le vent continuait à souffler avec violence. Le ciel était d'un gris livide. Maigret fronça les sourcils et poussa son premier soupir.

- Patron ! J'vous amène un café ?

Maigret ne daigna pas même tourner la tête et grommela au jeune Lapointe une réponse impigeable qui aurait tout aussi bien pu infirmer ou confirmer la chose. Le commissaire, les yeux gros de fatigue, semblait perdu dans ses pensées. "Un café ? Tu parles ! C'qui m'faudrait, c'serait une mousse à la rigueur ! Une mousse..." Il repensa dès lors à cette enquête sur ce marin breton retrouvé mort dans une barrique de rhum, non loin du port de Brest. Une affaire ténébreuse dont il peinait à tirer le fil. Ce fameux fil qu'il faut saisir, jusqu'à mouvoir l'engrenage, pour enfin agiter ces petits riens et révéler le coupable. Car il y a toujours un coupable, toujours. Il savait également que, sans le hasard, cinquante pour cent des criminels échappaient au châtiment et que, sans les dénonciations, cinquante autres pour cent restaient en liberté. C'est ainsi qu'il avait résolu toutes ses affaires, sur dénonciations, ces affaires prestigieuses qui avaient fait sa gloire. L'affaire Urba, celle de Jean de Broglie et sa première rencontre avec Roland Dumas, l'affaire Pierre Botton, celle de Shuller-Maréchal, des emplois fictifs des HLM des Hauts-de-Seine, des ventes d'armes à l'Angola, des frégates de Taïwan, des tee-shirt de Balladur, de Clearstream, de la cassette Méry, d'EADS, de Total, de Karachi, Bygmalion et autres intrigues véreuses jusqu'à l'hippodrome de Compiègne. Toutes ces affaires résolues au dernier moment, grâce au cafardage salvateur et à un petit canard enchaîné, et tous ces criminels qui, finalement, croupissaient à la Santé.

Mais là, ce marin breton noyé dans une barrique de rhum, il séchait, tout autant que sa gorge.

Marin, breton, rhum. Rien ne semblait avoir de lien. Rien.

- Patron ! Alors ? Ce café, vous en voulez un ?

Maigret se tourna enfin vers Lapointe et lui lança un regard tellement noir que l'adjoint niais devint tout aussitôt blanc. Fallait pas chercher Maigret au petit matin. Il aurait dû le savoir.

Marin, breton, rhum...

Le fil, le fil...

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:03
36 quai des Orfèvres
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:02
Tour de France
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:02
Tour de France
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:15

Hello les blogos ! Hi Hiiiiiiiiiii la blogose !

" La mort, disait une dame que connaissait Alexandre Vialatte, ça me dérange, parce que je n'aime pas le changement. "
Et le changement, c'est mauvais pour la santé.
Regardez Michael Jackson ! Si c'est pas une preuve ça !
Voilà le problème : on n'aime pas être dérangé.
Même attitude chez la drôle de dame, Farrah Fawcett, à son lit de mort. Juste avant de mourir, elle tentait une nouvelle fois de gonfler sa blonde chevelure pour minimiser son anorexie légendaire. Sa servante s'en étonnait. " A quoi bon, Madame ? disait-elle, vous en avez pour si peu de temps ! - Raison de plus pour ne pas le perdre ! " répondit cette sylphide planchette admirable. On ne saurait avoir plus de bon sens. Et ce n'est pas Charlie qui pourrait dire le contraire.
On n'aime pas être dérangé. C'est dit.
Et la mort change les habitudes. C'est chiant. Voire définitif. Aussi cherche-t-on à garder ses habitudes par devers soi. C'est rassurant. Le Père Lachaise ne disait pas le contraire quand il déclarait : " Dans toutes ces habitudes que j'affectionne, il en est une à laquelle je ne dérogerais pas de sitôt : celle de vivre ! " Manque de pot, à peine ces paroles prononcées, il cessa de vivre en mourant. Quel con !
C'est comme moi. J'aime beaucoup les habitudes. Surtout les miennes. Et j'essaie le plus possible de les protéger en évitant tout changement. Tout d'abord parce que l'angoisse métaphysique de la mort me perturbe. Je n'ai aucune capacité, ni la sagesse, de croire que la mort n'est qu'un vrombissant moteur à vivre pleinement mon RSA dans sa grande dimension dramatique. Ensuite, parce que je ne suis pas loin de penser comme Jean Rostand qui préconisait trois remèdes à cette éternelle angoisse métaphysique : " Ou l'apaiser avec un dieu, ou la noyer dans le plaisir, ou la guérir par des pilules. " Moi j'ai décidé, épicurisme oblige, de la noyer dans le plaisir. Et le plaisir ne peut éclore que dans de saines habitudes. Le plaisir s'apprend. Il est une conséquence de notre culture et de notre éducation.
Tenez hier soir. Un ami de petite taille, un paysan gascon ressemblant à un chinois frondeur, est arrivé en mon home en compagnie de deux donzelles, certes un peu bouchées, mais ô combien bien galbées. Il s'agissait de deux bouteilles de jaja, une de Pessac-Léognan, château Couhins 2004, et une autre du Domaine Capmartin, un Madiran 2003.
Ses visites, à cet ami impérissablement pernicieux de grande âme, sont toujours un plaisir et une habitude heureusement hebdomadaire.
Eh bien figurez-vous, que l'essentiel du plaisir partagé réside justement dans cette habitude enivrante et salvatrice. Elle forge un sentiment d'éternité. La mort est alors lointaine, impénétrable, abstruse. Il ne reste que la vie. Avec son absurdité et son ridicule.
Mais le ridicule ne tue plus.
Enfin, c'est c'qu'on dit.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 07:13
Réflexe !
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