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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:29
War is Trump
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:28
Marine ou Maroilles
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 06:04

Hello les blogos ! Benedetto sia 'l giorno la blogose !

Benedetto sia 'l giorno, e 'l messe, e l'anno,
E la stagione, e 'l tempo, e l'ora, e 'l punto...
Béni soit le jour, et le mois et l'année,
Et la saison, et le moment et l'heure, et la minute...
Oui, béni soit ce jour mes frères, Ô Cupidon dans le stupre et la fornication, tion-tion, béni soit ce 6 avril mes futurs votants et je vous envie peu.
Nous sommes en 1327 de notre ère, en l'église Sainte-Claire d'Avignon, où sur le pont dansent les cons dans la quadrature du cercle vicieux. Un poète, dans la froide matinée de cet avril rougissant, lit et relit son petit Virgile illustré en étouffant un pet blasphémateur. Et là, dans une lumière divine qui attendrit les faibles d'esprit et les illuminés arbitraires, apparaît la plus belle femme de ce siècle obscur. Il faut dire qu'au quatorzième siècle, les boudins sont légion, et les charcutiers de droite de se frotter les mains, à défaut de gnougnouter les corolles rutilantes et accessoirement pentapétales. Pétrarque, car c'est de lui dont il s'agit, en a le souffle coupé. La beauté de Laure est absolue, unique et sensuelle. C'est de cette rencontre que naîtra la folle complainte d'un poète fou amoureux pour une péronnelle peu avare en confidences, mais coincée du derche. Comme Dante avec Béatrice, Aragon et Elsa, Pétrarque a sa Laure, et il peut alors écrire son Canzoniere, à jamais à la postérité pour la perfection de la poésie courtoise.
Car Pétrarque, et ce platoniquement, fixe dans ce long poème les règles déjà édifiées de l'amour courtois. Et Laure de froufrouter du séant, touchée par l'éloquence du queutard mou. Plus tard, lassée par trop de verve et si peu de verge, Laure de Sade, car oui tel est son nom, posera nue et ouverte pour Botticelli pour son célèbre Pimavera.
Mais qu'est-ce que l'amour courtois ?
L'amour courtois, à l'époque du chevalier Lancelot, est un ensemble de valeurs qui régissent la vie amoureuse. Porté d'abord par les troubadours puis dans les premiers romans, l'amour courtois fait entrer pour la première fois la notion d'amour au sein du mariage, qui n'était alors qu'un contrat établi et arrangé par des tiers. Encore que chez certains, cela soit toujours de rigueur et notamment au centre des impôts, 10 rue Michel-le-Comte, Paris 4°. Plus encore, il codifie un certain nombre de règles dans le domaine de la séduction et des relations amoureuses. Celles-ci, au nombre de douze, ont été écrites par André le Chapelain dans son " Traité de l'amour " datant de 1186.

Un traité et un amour courtois qu'il serait bon de réhabiliter à travers le monde, de Damas à Saint-Pétersbourg, et de Sablé-sur-Sarthe à Fessenheim.
 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:59

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:59
Croquis Paris
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:58
Albert cause
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:47

Hello les blogos ! C'est la fuiiiiite finaaaaale la blogose !

 

Auguste Mougnard était las. Las et ici. Et ce dernier adverbe concourait à sa lassitude. Ici et non ailleurs. Ailleurs, c'était l'inconnu, le mystérieux et plus encore l'inaccessible. Il n'avait jamais dépassé les limites de son département, voire de son village dans lequel il trompait sa langueur au fil des fientes de pigeons cons et atrabilaires. Pourtant, tous les matins, il franchissait sa porte et se confrontait au monde extérieur, celui d'autrui, celui de ses semblables tellement dissemblables, celui de l'anomalie. Il portait alors son panier d'une lourde paluche tachetée, vissait son béret à son crâne fraisé et s'en allait à l'épicerie quérir sa bouteille chérie de vin vilain pour en espérer une griserie colorée. Vaine quête dont il n'enfreignait jamais la prescription qu'il espérait salutaire. Continuellement, il arpentait le même chemin, de sa maison à l'épicerie, en passant le long de la grande route, par le cimetière, puis en bordure du monument aux morts et enfin en descendant l'avenue principale. Il observait scrupuleusement tous les détails de ce cheminement afin d'y déceler les changements notables qu'il notait sur un épais carnet dès son retour. Là, les employés communaux, qui avaient une nouvelle fois taillé les platanes en hiver d'une façon arbitraire et criminelle, chassaient les dernières feuilles des mûriers voisins à l'aide d'un souffleur trop bruyant et irrespectueux des nouveaux chants printaniers des loriots devenus rares. Au demeurant, tout était devenu rare. Les papillons, les abeilles et autres insectes avaient pratiquement disparus, les prairies naturelles se comptaient sur les doigts d'une seule main, les passereaux n'étaient plus que présents dans le centre ville, et encore d'une manière succincte, les poissons de la rivière avaient eux aussi désertés, quant aux odeurs, elles avaient évolué vers une exhalaison permanente d'hydrocarbure et de benzol, laissant aux souvenirs perdus les floraisons précieuses et les écorces amères d'un printemps naissant. Là, il noterait à son retour le nouveau parterre de fleurs que la mairie avait installé au pied du monument aux morts. Aimable paradoxe. Plus les fleurs sauvages disparaissaient, plus les hommes les remplaçaient par des artifices floraux, certes exotiques et bigarrés, mais dénués d'un savoir ancestral, celui de la désignation de chaque plante par son nom local et parfois loufoque. Ici, il nota qu'un pissenlit avait percé le gris bitume de l'avenue principale, au pied de la pharmacie. La médecine naturelle attaquait placidement son adversaire synthétique. Maigre victoire. Puis, après empli son panier, Auguste Mougnard s'en revint chez lui, non sans avoir aperçu et noté également qu'un de ses voisins s'était lancé dans la construction d'une piscine. Encore une ! Les dernières abeilles vivantes trouveraient là une ultime méthode efficace de crever en barbotant piteusement dans une eau chlorée jusqu'à la lie. Aaaah les hommes ! Et leur besoin irrépressible de profiter de la vie ! Une vie égocentrique qui, par le biais d'une piscine, permettait illusoirement de croire qu'on ne les oublierait pas et que leurs petits-enfants viendraient passer quelques vacances pour égayer leur solitude à venir. Illusion. Ils se lasseraient bientôt à leur tour. Alors, la solitude implacable ferait son travail de sape. Il n'y aura même plus d'abeilles pour ravir une matinée. Plus d'arbres fruitiers donc, et en conséquence, plus de tartes pour les petits-enfants.

Auguste Mougnard ouvrit son épais carnet et écrivit.

"Aujourd'hui, 4 avril, je suis las et ici. Seule consolation insigne du jour, un pissenlit a percé le gris bitume de l'avenue principale. L'espoir est bien chétif. Mais il est délicieux. Le vert est la nature. Demain, s'il est encore là, je le mangerais. Je mangerais la nature avant qu'elle ne me mange elle-même. Une façon bien innocente de se sentir vivant, encore pour un temps."

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:46
Le penseur
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:46
Sève nous !
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:45
Sel printemps !
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