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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 05:50

Hello les blogos ! Tu subprimes la blogose ?

 

"15 septembre 2008 : le choc ! Lehman Brothers, quatrième banque d'investissement américaine, en faillite. Merrill Lynch vendue pour 50 milliards de dollars à la Bank of America. L'assureur AIG en pleine déconfiture, 85 milliards pour la sauver. La réserve fédérale est mise à mal. En une journée, les noires annonces créent une spirale infernale et le monde retient son souffle. La crise de 2008 est née, les subprimes intègrent notre langage. Trois jours plus tard, Henri Paulson, le secrétaire du Trésor, annonce un crédit de 700 milliards de dollars afin de soutenir le secteur bancaire. Plus tard, l'Europe est touchée, les bourses dévissent, les banques centrales injectent de nouvelles liquidités et un sommet des quinze membres de la zone euro est convoqué et ceux-ci adoptent un plan d'aide massif au système financier..."

Auguste Mougnard, en cette fraîche matinée, écoutait d'une oreille distraite les informations qui rappelaient combien en cette journée de 2008, le monde avait été au bord de la faillite. Il caressa son chien et péta dans son velours cramoisi. Le chien remua la queue en se disant qu'il n'était pas le seul à fouetter de la sorte et s'en fut ému et encore plus solidaire de son bipède de maître. Auguste remit du café dans son bol et tendit l'oreille. La factrice passait tôt ce matin. Elle déposa une lettre sans grâce et reprit sa tournée sans s'attarder comme jadis, sans même jeter un regard mou sur le désormais "client", tel qu'il était défini par les hautes instances. Le "client" Mougnard sortit et s'empara de la lettre. C'était un courrier de sa banque, le Crédit Agricole. Il l'ouvrit en retournant dans sa cuisine. Il s'assit et lut. Le chien se lova dans son panier et se colla la truffe au fion, manière de profiter de la chaleur intime d'un pet foireux pour se tiédir le museau. Auguste tressaillit. Son Crédit, avec lequel il flirtait depuis soixante ans, lui avait saisi son compte pour liquidités insuffisantes. En effet, le versement de sa retraite de paysan, 665,37 euros, avait été différée d'une journée et le tout premier prélèvement n'avait pu être honoré. Il ne lui restait que 11,23 euros sur le compte et le prélèvement était de 13,58. Le Crédit Agricole avait appliqué la loi et lui demandait au plus vite de régler le différent, en lui assurant de ses salutations très distinguées et respectueuses. Auguste posa la lettre sur la nappe. Il retint une larme et eut un frisson aigu. Bien évidemment, il n'avait pas de voiture, ni d'ordinateur avec cet "internet de merde" et il ne pouvait se déplacer que deux jours après, lors du passage du car pour le marché traditionnel du lundi. Comment allait-il faire ? Avec quel argent allait-il s'acheter son petit-gris et son litron de rouge ? Sans sa femme, qui avait eu le mauvais goût de mourir avant lui, il était de plus en plus désemparé face à ce monde qu'il ne comprenait plus. 2,35 euros de manque et on lui signifiait son péché, son incorrection caractérisée et donc sa condamnation. "Deux euros tente-cinq !" cria-t-il en serrant les poings. Le chien sursauta et regarda son maître avec inquiétude. Pourquoi criait-il ainsi ? Normalement, à l'approche du week-end, il lui semblait que son maître était plus heureux que les autres jours et qu'à chaque fois, ils s'en allaient tous les deux en balade au cimetière et qu'au retour, il lui donnait le double de croquettes. Tiens ? Se pouvait-il qu'il eût oublié de lui acheter ces fameuses croquettes ? De toute façon, il ne pouvait lui en vouloir. Il devrait savoir cela. Leur amitié était forte, vieille. Alors, il se leva et enfouit sa tête entre les jambes d'Auguste comme pour mieux l'apaiser. Celui-ci pencha sa face et lui caressa le crâne.

"700 milliards de dollars !, ça en fait du petit-gris ? Hein mon con ?" grogna Auguste Mougnard avec une pointe d'ironie. Le chien aussitôt, retrouva la gaieté et en profita pour remuer la queue. Il l'aimait bien et le week-end arrivait.

L'avenir était rose.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 05:49
Sans titre
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 05:49
Bourse ! Quand notre coeur fait bourse !
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 05:48
Chie Corée !
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:07
Femme bleue
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:06
Les foireux du jaja
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:06
Les J.O. de Paname
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 04:04

Hello les blogos ! C'est un peu court jeune blogose !

 

"Plus court ! Plus court !" me disait-on hier à propos de ma chronique de ce même jour. Plus court ! Un peu ce que l'on disait à Louis XVI le 21 janvier 1793 avant de se faire ravaler la façade. Et déjà, c'était court. "Peuple, je meurs innocent !" Plus court, tu meurs ! Aurait-il été préférable qu'il disasse simplement "Peuple !", comme pour mieux le mépriser une dernière fois. (Je précise à l'usage des cons et des nantis creux que le subjonctif "disasse" n'est qu'une licence poétique sonore et qu'il est préférable de lapin. Merci.) Oui, plus court. C'est également ce qu'avait entendu Pierre de Coubertin, quand en 1896, on lui reprocha, à l'occasion de l'épreuve du décathlon, qu'il y eût dix épreuves. "En même temps, décathlon !" leur aurait répondu Pierrot qui en avait un peu plein le derche de tous ces cons analphabètes dans le domaine sportif et qui se tourna dès lors vers des milieux plus intellectuels en épousant Hitler. Enfin, en épousant Hitler, en épousant les enthousiasmes de ce dernier, comme le sport donc, mais aussi l'aquarelle, les chansons de Graeme Allwright et les petits fours. Attention, je vous vois venir ! Pas de ça ici ! Quand je dis qu'il aimait les petits fours, n'y voyait aucune allusion sur...euh...enfin bref...il aimait les petits fours, les petites quiches, les grosses gourdes, les gaufres et les biscuits de Berlin ou Belin, je ne sais plus. Enfin bref, ça tombe bien, je dois faire court, tout ça appartient à l'histoire. Vous allez vous demander, et ça ne va pas faciliter les choses, mais comment fait-il pour avoir autant de connaissances historiques ? Tout d'abord, je fais partie de ces brontosaures de l'école républicaine où on enseignait, voire on nous gavait, de culture et de connaissances sans rechercher à tout prix à développer l'approche sensorielle et le raffinement social dans une quête perpétuelle de l'identité abstraite à la mors-moi-l'noeud et... non, je déconne ! Je vais tout simplement, tous les matins, sur le site "herodote.net" et je me fais des petites piqures de rappel quant à l'histoire qui éclaire le présent et les histoires du jour qui éclairent mes synapses. Par exemple, aujourd'hui, 13 septembre. Que s'est-il passé ? Hop ! Je clique sur "ça s'est passé un...", 13 septembre et je lis. Tiens donc ! Nous revoilà dans les jeux olympiques. Le 13 septembre 490 av. J.C., et selon la légende propre à Plutarque, le général Miltiade aurait envoyé, vers Athènes, un messager annoncer la victoire des Athéniens sur les Perses lors de la bataille de Marathon. Celui-ci arriva, après quatre heures de course, complètement épuisé et mourut en ayant juste le temps de prononcer un seul mot : "Nenikamen...argh !". Deux mots donc. Ce qui a été traduit inopportunément par "Nous avons gagné...argh !" alors que mes cours de latin-grec, en cette école républicaine surannée, m'ont appris que "Nenikamen" voulait plutôt dire "Pas de drogue" ( "neni", non, "kame", drogue). Ce qui prouve que le dopage n'est pas une chose nouvelle et que, d'autre part, il suffit parfois de dire simplement non pour ne point céder aux tentations perverses. Autant dire que ce n'est pas gagné de nos jours ! Les tentations sont légions et le "non" a perdu de sa superbe. Y'a qu'à voir tous ces obséquieux, lécheurs de croupe, qui font dans la rondelle pour mieux signifier leur servilité déférente envers un pouvoir lui-même rampant aux rondelles toutes aussi béantes des tartufes visqueux qui font dans le Médef comme on fait dans les latrines. Eve et sa pomme peuvent aller se rhabiller !

C'était court non ?

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 04:03
La chaussure oubliée
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 04:03
Macron craque
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