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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 06:57

Hello les blogos ! Tchouck Tchouck la blogose !

 

- Tutututu... votre attention s'il-vous-plaît...Marie ? Marie ?

- Euh oui...

- En raison d'une volonté obscure mais néanmoins nécessaire, quoique intrigante, et habilement complexe, voire subtilement nébuleuse et intrinsèquement enténébrée et vasouillarde, la SNCF, entreprise publique française de la holding SNCF Participations, vous informe élégamment, en omettant les enchevêtrements abstrus et cabalistiques des décisions financières inhérents aux bénéfices primordiaux qu'incombent les bouleversements judicieux et numéraires des oligarques insatiables, que la modernisation de cinq milles kilomètres de voies d'ici 2016 va entraîner un changement des horaires à partir du 11 décembre, votre train de 07H37 partira désormais à 07H34...Tutututu  

- Haaaaa...euh merci Simone

- Tutututu...sinon, votre train, qui désormais partira à 07H34, arrivera à 07H48 à la gare de Fouilly-sur-Moule, là une correspondance pour Ambrouise-sur-Garonne vous attendra quai numéro 3 et partira à 07H45, dès lors la SNCF vous propose un car qui vous prendra au quai numéro 36 de la gare routière de Fouilly-sur-Pétoncle, à quelques dix kilomètres de Fouilly-sur-Moule, départ à 07H58, et vous transportera à la gare de Cramouille-sur-Yvette pour reprendre le train de Ambrouise-sur-Garonne, arrivée prévue à 08H32. Votre correspondance pour Rébéréchiroulette-sur-Escarnecrabe, vous permettant de rejoindre la gare de Travolta-sur-Grise où votre train pour Nantes s'éloignera du quai avant que vous n'arriviez, partira quai numéro 5 à 08H33. Bonne chance ! Tutututu

- Haaaaa...euh merci Simone

- Tutututu...Marie ? Marie ?

- Euh oui...

- Ce n'est pas fini ! A Travolta-sur-Grise, le train 5894582542365, départ 09H69, quai numéro 13654566, et je ne répéterais pas, vous conduira à la gare de Fistule-les-Barbouzes-sur-Rhin, où l'on diffuse tous les succès de Lulu Gainsbourg et de Thomas Dutronc dans l'indifférence la plus totale, et où le train pour Toulouse partira à 14H56. A Toulouse, un vol Air Libéria vous conduira à Damas, place des Omeyyades, via Munich. De là, et si vous vous en sortez vivante, vous prendrez la correspondance pour le métro 9 Pont de Sèvres/Mairie de Montreuil, station Rue de la Pompe où Autolib vous proposera un véhicule nucléaire et aléatoire, qui lui diffuse en podcast toutes les émissions des affranchis d'Isabelle Giordano. Bonne chance ! Tutututu

- Haaaaa...euh merci Simone

- Tutututu...Mais t'es conne ou quoi Marie ?

- Euh oui...

- Hé merde ! On n'est pas prêt de la faire cette révolution ! Tutututu

- Haaaa...euh merci Simone

- ET J'M'APPELLE PAS SIMONE PAUVRE CRUCHE ! MERRRRRRRRDE ! Tutututu...

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 06:11

Hello les blogos ! Grumph Grumph la blogose !

 

L'Europe ! L'Europe ! L'Europe ! L'EUROPE ! On pourrait à l'infini brailler jusqu'à la lie cette entité tentaculaire ( et je me retiens !) comme sauterait follement un cabri dans un pré gras tout en bêlant sans laideur au moucheron qui ronne, mais d'une part cabri c'est fini, et d'autre part brailler rend aveugle. L'Europe certes, mais quid d'Europe ? Car si l'Europe m'inquiète et m'honnit, Europe m'est inconnue et m'attire.

PLoum Ploum !

Europe, en grec "aux grands yeux" qui est franchement plus classe que notre Berthe au grand pied, est une jeune femme à la longue chevelure brune, appétissante dans ses galbes et peu avare de ses charmes qu'elle connaît sur le bout des seins. Fille d'Agénor, roi légendaire de Phénicie aussi et soeur de Cadmos, Europe passe le plus clair de son temps à baigner sa longue chevelure brune dans le fleuve Oronte, aujourd'hui Nahr Al-Asi, connu à l'époque, comme la bouse d'ânesse, pour sa disposition naturelle à faire luire le noir. ( Michael si tu m'entends ! )

Un jour Zeus, the-big-god-before-other-one, qui ne résistait pas à côtoyer sans coup férir l'engeance, passant par là, remarque la belle et douce Europe et en tombe raide dingue. Comment faire autrement ? Évidemment la pimbêche fait la fine gueule, boude le Dieu suffisant et tortille du cul avec ironie comme pour mieux lui signifier qu'il peut se la mettre sur l'oreille et attendre le dégel. Non mais ! Zeus, sans conspuer l'impudente, et qui a l'habitude de se métamorphoser pour arriver à ses fins, en cygne pour s'unir à Léda, en Amphitryon de mari pour gnougnouter Alcmène, en pluie d'or pour pénétrer Danaé ou plutôt son cachot, bref en n'importe quoi pourvu qu'il baisât; Zeus donc se change en taureau blanc et meugle joliment en tortillant de la croupe avec lascivité comme pour mieux signifier à l'ingénue qu'elle ne va pas tarder à s'en prendre plein le tortillard. Non mais ! Europe, franchement émue par le bovin bien membré bien qu'il fusse blanc, cesse ses ablutions capillaires et tortille du cul avec avidité comme pour mieux signifier au mâle cornu que la voie est ouverte, et sûrement assez hydratée. N'est pas mijaurée qui veut ! Ni une ni deux, Zeus s'empare d'Europe, la monte pour le moment sur son dos et la transporte en Crète. Car déjà à l'époque la Grèce avait mauvaise presse. Un peuple de fainéants avec des ruines pour attirer le chaland, c'est vous dire !

Et les amants de se pourlécher la corolle sans se toucher l'autre.

Ainsi, de leur union naissent Minos, dont la femme Pasiphaé zoophile à ses heures enfante le Minotaure, Sarpédon, roi de Lycie et de là-bas et enfin Rhadamante, l'un des trois juges des Enfers.

Tout ça pour dire que l'Europe est une salope et que ses fils vont nous en mettre plein la gueule ! Imaginez : un cocu, un monarque et un juge !

Ça promet !


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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 07:55

Hello les blogos ! Slurp hmmmm la blogose !

 

L'humanité, dès les aubes naissantes et en particulier en province, se résume souvent au seul reflet de votre gueule cubiste dans le miroir surréaliste que vous tentez vainement tous les matins d'éviter. Pour les plus malchanceux, la civilisation peut également se diversifier sous la forme du conjoint dont la gueule, par l'histoire commune, porte les mêmes stigmates du temps qui passe. C'est alors que l'on cherche à fuir cette réalité intangible et quotidienne. Que faire, sinon côtoyer autrui dans un lieu public ? Et quel autre lieu public que le bar peut assouvir cette aspiration louable ? Hein ? Or donc, en évitant de penser aux dangers inhérents à cette cause que représentent les flics ou toute autre répression inextinguible, on passe le cap du seuil de sa porte et l'on s'aventure sans nulle retenue à l'extérieur, là où l'autre s'émeut, alors que l'autruche pas toujours.

Et là, arrimés au comptoir, les voici, tous alignés ces autres qui comme vous attendent un mot, un signe, un sourire, un geste même anodin, une effluve particulière, un regard compatissant mais presque, un grognement explicite, que sais-je, afin de bondir allègrement à l'appel et espérer enfin un dialogue, un échange. Les voilà, et vous avec. L'humanité implacable arrimée au comptoir comme une moule à son rocher, en aussi polluée. Car oui, l'actualité sera toujours présente pour vicier les joutes oratoires des comptoirs à la ronde. Pourrait-on s'en plaindre ? Que nenni, s'il n'y avait, il faut bien le dire, une actualité certaine, voire une certaine actualité, qui à ces jours dépasse l'entendement. Je vous ferais grâce de vous en rappeler ne serait-ce que le début d'une once de la chose, qui comme chacun le sait est incertaine. Certes.

L'ennui, c'est que cette actualité singulière provoque chez autrui des réactions pour le moins démesurées, sinon stupides, voire dangereuses. Car en dehors des traditionnelles remarques estampillées de droite ou de gauche, qui ne suscitent que peu d'intérêt, il en est d'autres qui sont insupportables. Et notamment une. C'est celle qui consiste à taper sur plus pauvre que soi. L'ouvrier qualifié sur le RMiste, le RMiste sur le chômeur, le chômeur sur le RSAiste, le RSAiste sur le branleur, le branleur sur le bon à rien et le bon à rien sur le mauvais à tout. Et parfois, le mauvais à tout sur l'étranger, qui forcément est étrange, et donc suspect, et forcément en queue de peloton pour amasser toutes les tares.

Ploum Ploum !

Je fais donc un voeu, un seul. Mes chers pauvres, le comptoir étant le dernier lieu illusoire de vaine et irréelle liberté, veuillez je vous prie pour demain matin, à l'occasion du café matutinal, FERMER VOTRE GUEULE S'IL VOUS PLAIT !

Le silence est d'or, et en ce moment, c'est paraît-il une valeur sûre.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 08:23

Hello les blogos, Slurp la blogose,

 

Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'à aujourd'hui, la plus brillante, la plus digne d'envie : enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans les siècles passés, encore cet exemple n'est-il pas juste; une chose que l'on ne peut pas croire, une chose qui fait crier mazette à tout le monde, une chose qui comble de joie les commentateurs à la petite semaine. Je ne puis me résoudre à vous le dire : devinez-la : je vous le donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens ? Eh bien ! il faut donc vous la dire : les pauvres sont, devinez quoi ? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Mme de Coulanges dit : " Voilà qui est bien difficile à deviner; ils sont cons - Point du tout, Madame - Ils sont donc de gauche - Point du tout, vous êtes bien provinciale - Vraiment nous sommes bien bêtes, dites-vous, ils sont sales - Encore moins - Ils sont tristes - Vous n'y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire : les pauvres sont, devinez-le encore : non ? les pauvres sont de plus en plus nombreux, presque une engeance, un groupement qui gonfle ses effectifs d'année en année, une coalition insubmersible et considérable, pour tout vous dire, ils sont la majorité.

Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-même, si vous dites que nous avons menti, que cela est faux, qu'on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer; si enfin vous nous dites des injures : nous trouverons que vous avez raison; nous en avons fait autant que vous.


Adieu : les lettres qui seront portées par cet ordinaire vous feront voir si nous disions vrai ou non.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 08:44

Hello les blogos ! Trirelirela la blogose !

 

Les pigeons se cachent pour mourir, cela ne fait palombe d'un doute !

C'est par ce jeu de mots d'une subtilité rare que j'ouvre à ce jour la rubrique tant attendue des travaux à faire pour le mois. Cela tombe bien, nous sommes en décembre qui débute comme chacun le sait le premier. Rubrique d'une nécessité  indescriptible pour les citadins, ou pour les plus pauvres d'entre nous, les sites à serfs, un peu plus exploités certes mais bien plus nombreux.

Oyez, oyez donc, mes jardiniers en herbe, et à tous ceux qui la fume ! Oyez !

Au verger :

Plantez les arbres et arbustes fruitiers. Récoltez les arbouses, pas forcément bovines, pour décorer joliment vos cocktails. Mais gare, l'effet peut être laxatif, ce qui ramollit les selles et rafermit l'aisselle.

Au potager :

Avant de payer votre solde, paillez le sol des poireaux, de la rhubarbe et des artichauts. La gastronomie n'a que faire de l'économie, du moins chez les pauvres qui pour le moment ne bronchent pas devant leur soupe que peu diluée. Pour le moment.

Au jardin d'ornement :

Dernière ligne droite pour avoir de charmants crocus dans la pelouse. ( Le crocus, comme son nom ne l'indique pas forcément, vient du grec Krokos qui signifie "safran". Ce qui ne va pas rassurer nos pauvres d'Europe, trop occupés à récolter le fruit des autres plutôt que les stigmates d'un safran ornemental !) Plantez les arbustes caducs non périmés : lilas, fusain, groseilliers à fleurs... Nettoyez les violettes cornues, taillez les rudbeckias pourpres et élaguez les aubépines de cheval !

Dans la remise :

Graissez vos outils et votre conjoint et remisez au sec.

A la maison :

Plantez un bulbe d'amaryllis. Dépoussiérez vos plantes vertes, regroupez-les près des fenêtres, loin des sources de chaleur. Exemples de source de chaleur : croupion de chiwawa, adolescente prépubère, gosier de Mélenchon...

A la cave :

Restez-y !


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:50

Hello les blogos ! Brrrr la blogose !

 

" C'est la fin de la journée, avez-vous pensez à aérer ? " me dit une voix peu suave à la radio. Aérer, mais aérer quoi ? Ma chambre, ma couche, mon pull mohair, mon cerveau constrictor et mes scrotums anémiés, ou le contraire, ma femme ? Pour ce qui est de mon compte en banque, il est suffisamment ventilé. On y attraperait aisément une bronchite aiguë. Non, ce qu'il faut aérer c'est son intérieur, son chez-soi toujours selon la voix peu gracieuse que j'imagine désormais palmipède.

Il est bien notre monde moderne ! Il est bien !

Dans son inénarrable altruisme, l'Etat, car c'est de lui dont il s'agit au sein de France Inter par le biais de ces petites annonces opiniâtres, s'occupe de tout, jusqu'à nous éduquer, allant même à se charger de l'aération de nos intérieurs que trop viciés.

Aaah ! Que ferait-on sans lui ? Que ferait-on sans une mère ou pour plus de parité, que ferait-on sans une paire ? Combien de béotiens sans jugeote auraient entrepris certaines folies irrémédiables telles que fumer ou boire ?

Heureusement l'Etat veille. Il veille tout aussi bien sur notre santé que sur notre sécurité. Tenez, moi-même qui suis tenu pour un parangon de vertu des plus paroxystiques, si je n'avais pas suivi quelques guidances étatiques, je me serais sûrement drogué, piqué, j'aurais très certainement conduit en état d'ébriété, ou pire sans contrôle technique ! Sans l'Etat-père ( Imaginez un peu la parité !), j'aurais sniffé de la graisse de canard, becqueté seulement deux légumes idiots et bitophiles par jour, poussé dans les pousterles ma tante paraplégique pour un Téléthon vraiment marrant, gnougnouté un boudin, chômé sans chômer, voire charrié sans charia ! Sans celui-ci, et cela est grave, j'aurais même postulé à un CDI ! Un CDI ! L'immobilisme navrant des gagne-petit ! Et vous voulez que je vous dise ? Sans ces précieuses exhortations, rendez-vous compte, j'aurais très certainement cédé à un découragement subversif, à un pessimisme séditieux ! Dieu me les broute, quel misérable aurais-je été, même en hiver !

L'avenir est certain puisqu'il est contrôlé.

Or donc, et afin de me purifier l'âme, j'aérerais un grand quart d'heure mon modeste logis, j'écouterais RTL, je glorifierais sans faiblir et dans le désordre, l'abstinence, la modération, la rectitude, le toucher rectal, le SMIC protecteur, les légumes, la réalité d'une mondialisation notoire, l'auto-sexualité avec capote, les dividendes, le nucléaire et François Hollande.

Et si avec ça, je ne vomis pas, je serais radicalement guéri !

Sinon, je me répéterais en boucle les trois slogans du Parti :

La guerre c'est la paix

La liberté c'est l'esclavage

L'ignorance c'est la force*


Beurkkkkkkkkk ! Hé merde !

 

* George Orwell 1984

P.S. : Et en direct de la Glooyourte, la mésange se les pèle, le merle s'est pris un râteau et le rouge-gorge pioche dans ses réserves. Et le jardinier de rire !

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 07:59

Hello les blogos ! Tire ma chevillette ma blogose !

 

Mon petit chaperon rouge,

sache que dans les bois, en ce mois de novembre où les frimas friment, un épais tapis de feuilles recouvre le sol. Les arbres se sont dévêtus sans nulle pudeur offrant une nudité noueuse propre à éveiller chez certaines de tes consoeurs encore soumises à la morale parentale une lubricité bourgeonnante et débridée qu'il m'arrive parfois de ressentir à l'approche du printemps mammaire.

La feuille est morte, a chu et entreprend désormais son long cheminement vers l'humus tant attendu par les racines en appétit constant. Si je te précise cet état de délabrement feuillu, c'est pour que tu veilles à alléger tes pas sur le tapis bruissant afin de ne pas éveiller les soupçons sanguinaires du loup qui a l'esgourde attentive.

Sache également que la mallette que tu vas porter à ta grand-mère peu fripée pour une morte mais assez rancie pour expirer encore, m'a été spécialement confiée par Omar, un ami fabriquant de galettes gabonaises. Cet ami, qui est aussi celui de la France reconnaissante, te recommande la plus grande prudence quant à la dite mallette. Les élections arrivent et il ne faudrait pas que quelqu'un d'aussi important que notre mage sans magie manquât à l'appel. ( Je préfère user de l'imparfait quand j'évoque l'innommable.)

Puis-je aussi te conseiller d'éviter de porter ta gabardine rouge en ces temps d'uniformité grisonnante. Cette couleur libertaire suscite chez certains analphabètes journaleux une irrésistible hostilité incongrue, teinte qu'ils ne manquent pas d'associer à une obscure frontiste nationale prouvant une fois de plus que la frontière entre l'intelligence et la stupidité s'amincit de jour en jour.

Et surtout, fais très attention quand tu te trouveras devant ta grand-mère. Parfois les réalités affectives brouillent notre sens commun. Ne t'étonnes pas par exemple de ses grands yeux ou de ses grandes oreilles, voire de ses dents longues et effilées, ta grand-mère, sans lui manquer de respect, fait partie de cette engeance peu ragoûtante des vicieuses avides et fortement vulgaires, pour ne pas dire des salopes. Oui ta grand-mère est une salope ! Je sais, c'est dur parfois la réalité. Or donc, mon petit chaperon rouge, quand tu la verras, ou truie pour plus de justesse, fous-lui sur la gueule et garde de par vers toi la mallette. ( Et pour parfaire le tableau, tu lui enverras un :" Bien l'bonjour Liliane !" de ma part.)

Voilà mon petit chaperon rouge ce que je voulais te préciser avant ton long voyage dans les bois. Sinon, tu peux passer me voir en ma chaumière, je n'ai peut-être pas de grandes oreilles mais j'ai de quoi satisfaire ta curiosité pour les membres éminents et notables, et pour ainsi dire hypertrophiés, que tu sembles apprécier.

Pour ce qui est de mallette, on verra plus tard. Je ne suis pas vénal. Pas dans l'immédiat. J'ai le sens des responsabilités. D'abord le cul !

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:12

Hello les blogos ! Hmmm la blogose !

 

Nous vivons une époque tragique. Et même sérieuse. Tout est gris. Qu'il soit clair, foncé, perle ou souris, le gris l'emporte et la matière est triste. Le monde s'étiole, les esprits se délitent, les chiffres valsent, la grammaire est impuissante et la voisine du dessus, plus grognonne que grivoise, enfile des bas gris comme on enfilerait un fil élimé dans un chas étriqué. Et comme l'on dit chez les arpètes silencieuses : " La nuit tous les chas sont gris !" C'est bien ce que je disais, il fait gris, désespérément gris. Même la météo est grise. Elle pourrait être grisée comme une joyeuse conséquence d'un alcool gaillard, mais non, elle est grise car le plafond est bas et les oiseaux se tapent le sommet du crâne au manteau nuageux épais. Et gris.

Alors ? Pouvons-nous se satisfaire de ce constat grisant ? La description seule est-elle source d'altière espérance en ce bas-monde inique ? Hein ? Eh bien nenni ! Et plus que nenni, car l'âne s'est tû, nenni-non et re-non ! Et, alors que l'orgueil s'enorgueillit d'une poussée printanière, dans un souci salvateur d'éclairer un tunnel bien sombre, l'almanachronique, Ô impudence grassouillette, se réactive le derche et opère sans crier gare un retour des plus fracassants !

- Ca va les chevilles ?!

Ta gueule ! Oui mes blogos perclus de douleurs sourdes, toi ma blogose asséchée, l'almanachronique revient car il est temps ! Il est temps en ces temps peu tentants de tenter un retour attentif aux tentations croquignolesques d'une ironie acerbe, et croate, envers ces potentats peu laudateurs qui nous rognent le plexus solaire comme peu de cons ne l'auraient fait en des temps anciens.

- Hein ? Mais qu'est-ce qu'il dit ?

Ta gueule derechef ! Oui mes blogos délaissés, toi ma blogose attentive à l'érectile saillie, l'almanachronique revient !

- Tu parles d'un scoop !

Ta gueule re-derechef minable engeance anonyme ! Elle revient et c'est déjà pas si mal !

Ploum Ploum !

Oyez, oyez donc ! Hello les blogos ! Hmmmm la blogose ! Je vous salue bien bas mes hauteurs retrouvées ! Il est temps de reprendre nos saines habitudes joyeuses ! Vous mes épicuriens de fond, toi l'ardent sybarite des troquets, toi l'enivré peu compassé, le soumis écrasé, le délaissé moignonné, toi le sans-Dieu-ni-maître, la blonde siliconée, la brune sans icône et bien née, le lent, le mélancolique, l'agreste et l'authentique, le coriace et l'auguste, le d'ici et d'ailleurs; vous tous, je vous accueille à nouveau et en missive pour de nouvelles aventures almanachroniennes !

Et comme le dit le célibataire : " Chronique qui peut !"

En espérant que j'y comprenne quelque chose pour publier des dessins !

-  Bonjour le niveau !

Oh ta gueule !


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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:59

- Ne me dites pas que ce n'est pas vrai ?

- Que dois-je vous dire alors ?

- Ne me le dites pas !

- Quoi donc ?

- Ce que j'ai demandé de ne pas me dire !

- Je ne comprends rien ! Et puis ce n'est pas français !

- Quoi donc ?

- Ce que vous venez de...

- Non !

- Quoi ?!

- Ne me dites rien !

- ...

- Sinon, c'est vrai ?

- Quoi donc ?

- Que l'almanachronique revient ?

- Ouais ! Paraît-il !

- Je demande à voir !

- Patientons...

- C'est comme pour tout !

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