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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 05:38

Hello les blogos ! Bluff Bluff la blogose !

 

Oh putain ! Ou pour reprendre une expression locale : Oh fan de chichoule ! ( Ce qui a le don de mettre un peu de baume au coeur. Le "chichoule" étant plus avenant que la "putain". Bien que !) A peine quatre jours écoulés en cette année naissante, et déjà une certaine lassitude me grignote le derche. D'où me vient ce sentiment étrange et peu pénétrant ? Serait-ce cette litanie gommeuse que l'on entend insidieusement chaque jour nous glacer le sang ? Hmm ? J'en viendrais presque à regretter les vêpres âpres des après-midi pluvieuses de mon enfance sous les jupons plissés du curé gros qui égrenait un chapelet gris de confits gras.

Non mais avez-vous entendu ? Oyez-vous mes ouailles ce qu'on nous dit sur les ondes radiophoniques ? Hein ? Percevez-vous dès aujourd'hui ce que sera fait demain ?

Ce matin, le trop-plein jaillit par-dessus les bords. Pour commencer, il pleut. La dernière feuille du chêne de la Trauquente vient de s'envoler au vent mauvais. Dans l'air atone, le merle s'étonne. Et la radio grésille tant bien que mal. La campagne présidentielle nourrit encore et toujours en son sein la médiocrité ambiante des piètres laudateurs du court terme. On pouvait attendre mieux, et c'est déjà le pire qui guignole. Personne ne s'éloigne du cadre qui nous étouffe depuis trop longtemps. Les parallèles ne se croiseront jamais. L'horizon du second tour est bien terne.

Et ce ne sont pas les nouvelles directives légalistes en matière de sécurité routière qui vont alléger la torpeur ressentie. Plus de restrictions, plus de privations et toujours plus de pouvoir entre les mains poisseuses des képis pleutres. Ça nous prépare une belle bataille ! Sans compter, mais je m'en veux déjà de tomber dans le décorum du populiste libéral, les taxes à venir et autres hausses démocratiques, propres à éveiller chez nous un sentiment de bien-être affable. Aaah que rage et que furie ! Furie et rage d'entendre également tous ces nouveaux chanteurs asthmatiques qui nous empoisonnent les esgourdes avec leur mélodie prosaïque et neutre de supermarché de la mort ! A tel point que j'en viendrais à me réjouir d'écouter un petit morceau de Dire Straits pour me laver la caudale ! C'est vous dire ! Money for nothing ! La bande originale de 2012 me file le traczir !

Oh putain ! Oh fan de chichoule ! ( Mais que m'arrive-t-il ? Vite, mon élixir de jouvence altière !)

Ploum Ploum !

(Il me fallait un p'tit "Ploum Ploum" de circonstance pour me remettre de l'aromate dans le palpitant !)

Or donc, mes ouailles ondoyantes, ploum-ploumez avec moi ! Non, nous ne tomberons pas dans la mélancolie hypocondriaque des spleeneurs moroses ! Que nenni ! Ah ils veulent du changement ? Ils vont en avoir pour leur argent !

Je déclare à ce jour, Blogos, Blogose al dente, le renouveau dionysiaque des chairs affriolantes et sémillantes ! Ce sera l'année du cul ! Callypigien à souhait ! Du cul, du rock et de la fantaisie ! Des orgasmes orgasmaniaques jusqu'à la lie, et sans limites ! Il n'y aura pas de pitié ! Gardez vos femmes près de vous ! Elles pourraient succomber ! Je déclare également ouverte la folie exponentielle des désirs inassouvis ! Soldes monstres avant rupture du stock ! De la bibine, du grass but not grass, de la lenteur, du souci de l'autre et de sa chaleur poignante, des mots et de l'esprit, du vulgaire grammatical où la trivialité se meut, de la résistance, des rides et de la graisse, de l'indépendance respectueuse et sans fondement, du gras, du beau, du vrai, de la viande rouge et saignante ! Aaaah bordel ! Que vienne à nous notre fidèle toquade de Saint Antoine ! Je vous laisse Sainte Rita de Cascia ! Assez de plaintes ! Vivons ! Vivons dans le rock et la démesure ! Du cul, du rock et de la fantaisie ! Bordelllllllllllllllllllll !

J'arrête sinon je vais jouir !

Oups ! Trop tard !

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:11

Hello les blogos ! Ah pis nouille hier la blogose !

 

Ta tatata tatatatata tatata ! ( Musique de l'indicatif de la Century Fox. Vous l'aurez reconnu ? ) 2012 ! Top départ ! Ca s'ébroue dans les caudales, ça bastringue dans les chaussettes, ça tournicote dans les calcifs et ça brindezingue sous la calotte ! 2012 est là et pas encore las ! Quoique ! A peine deux jours et l'on sent déjà que ça va chier ! 2012, année de la blouse, du flouze ou de la bouse ? Encore et toujours des questions. Résolution ou révolution ? Décision énergique ou changement radical ? Dire "non mais oui", ou "oui mais non" ? Les interrogations, tout comme les résolutions, sont légions. D'ailleurs, à propos de résolution, dans les pages de mon petit Robert, le dit mot qui ne consent se trouve, en exergue, entre les mots "résistant" et "résorption". Étonnant non ? La résistance ou la disparition progressive ? Va savoir mon neveu ! 

Pour ma part, cette année, je ne prendrais aucune résolution. Aucune. Pas même celle d'arrêter les plaisirs infinis que les flics du détersif s'ingénient à interdire dans leur petit costard de pacotille. Ni celle d'être mieux, ou plus, et encore moins d'être moins. Aucune, vous dis-je ! Ni celle également qui consiste à revendiquer ce qu'il serait possible d'attendre de moi. Rien ! Nada ! Nitch ! Je ne suis plus d'autre que ce que j'ai déjà été. C'est trop tard, et c'est déjà pas si mal. Non ! comme je le disais dans une précédente chronique. Rien d'autre que des convictions éternelles et humanistes. Les mêmes qu'hier et demain.

2012 ! Ah Ah Ah ! Année de la blouse, du flouze ou de la bouse ? Choisis ton camp camarade ! Camarade ! Voilà un terme qui aura son importance en cette année débutante. Camarade ! ( Si proche de la camarde, cette salope qui s'ignore.) Car ya va en falloir de la camaraderie pour affronter ce qu'on nous annonce, et surtout, tout ce qu'on ne nous annonce pas. Va falloir se serrer les coudes ! Ou les genoux, ou tout autre chose qui va de paire. "Chouette !" se dit la pucelle de le rue Longue, qui n'en pense pas moins ! T'as raison mon hymen operculé, "chouette" est une bonne revendication. Et un fol espoir ! Mais au fait, voilà tout compte fait une excellente résolution ! Chouette ! Voilà c'est dit, chouette !

Ploum Ploum !

Blogos, ardente et attendue blogose, je vous souhaite pour cette nouvelle année un bon chouette !

Ah ben, chouette alors !

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 07:45

Hello les blogos ! Non Non et Renon la blogose !

 

Non rien à faire, n'insistez pas ! Non, non et non ! Mais non ! Non merci ! Ma foi, non ! Ah ! ça non ! Certes non ! Oh ! que non ! Je vous dis que non ! J'espère bien que non ! Non, par exemple ! Non, mais ! Non mais des fois, non mais dites-donc, non mais sans blague ! Non ! sans hésitation, non ! Je vous dis que non ! Pas du tout, jamais, en aucun cas et sous aucun prétexte ! Non vous dis-je ! Non ! Plus que jamais non ! Toujours non ! A jamais non ! Non ! Nooon ! Vous voulez que je le répète ? NOOOONNN !! Non non non tralalère ! Bisque bisque rage !

NON !

N

O

N

!

             N     N

              O  O

                N

Tout ça pour dire, qu'il va falloir en cette année nouvelle apprendre à dire NON ! C'est joli un non ! Non ?

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 06:43

Hello les blogos ! Une dernière la blogose ?

 

" Tutututu... Mesdames et Messieurs, toute l'équipe et votre commandant de bord vous souhaite la bienvenue à bord du vol 2012. Nous vous prions instamment de bien attacher vos ceintures, voire pour certains de les serrer franchement. Le voyage risque en effet d'être mouvementé, pour ne pas dire agité, tumultueux, houleux, tourmenté et sûrement abracadabrantesque. Nous vous rappelons également les consignes de sécurité, à savoir qu'il est strictement interdit de boire et de fumer, mais aussi qu'il est recommandé de ne pas se lever et de fermer sa gueule. Des hôtesses passeront dans les travées pour vous délivrer du Tranxène, et autres psychotropes et neuroleptiques, manière élégante de vous abrutir habilement pour mieux vous contraindre au mutisme salvateur, source de bien-être lymphatique. Elles pourront en outre vous dispenser des trésors d'affection larvée qui assujettissent les bienfaits de l'oubli, vous distribuer des journaux d'inique phraséologie falote, vous comprimer le derche et vous presser le citron, et vice versa. Ceci dans un confort propre à éveiller sereinement une abdication feutrée. Nous survolerons à vitesse réduite tous les pays insignifiants des côtes européennes, et plus particulièrement celles de la Méditerranée; nous planerons pareillement au-dessus de la Corée du Nord, de Fukushima et du Carlton de Lille, pour apprécier à sa juste valeur l'inconditionnelle médiocrité de l'engeance anthropienne qui mérite au-delà de tout un respect circonspect. Sachez que vous pourrez de plus n'être autorisé à rien, si ce n'est de payer plus pour moins s'indigner, de régler au plus vite les taxes supplémentaires inhérentes à notre bon vouloir et votre incompétence culturelle, et enfin, vous pourrez également ne rien attendre de notre part tant qu'il sera possible de vous astreindre à vous passer de tout et surtout de rien.

Tout l'équipe vous souhaite un agréable voyage, attention à la fermeture automatique des portes, attention au départ. Tutututu !"

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 06:23

Hello les blogos ! Ouf Ouf la blogose !

 

" Quelle étrange chaleur nous vient ici brûler ?

Sommes-nous transportés sous la zone torride

Ou quelque autre imprudent a-t-il lâché la bride

Aux sombres chevaux qu'on voit éternuer ? "

 

Une étrange chaleur avez-vous dit ? Comme c'est étrange ! Et aussi étrange, quoique, en ces temps de douces froidures néanmoins incisives, est le constat météorologique de cette fin d'année. Eh oui, celle-ci, vous ne l'ignorez pas, a été la plus chaude depuis le début du XX° siècle. La plus chaude ! Tu m'étonnes ! J'oserais même un artifice linguistique du genre : " Plus chaude, tu meurs ! ". Mais eu égard aux prochains cancéreux, je m'abstiendrais. Ploum Ploum !

Or donc, nous avons connu l'année la plus chaude. Et ce ne sont pas les arabes au printemps qui diront le contraire. D'ailleurs ni les grecs, ni les portugais, ni les espagnols, et même, paradoxe géographique, ni les islandais et aujourd'hui ni les russes. Tout le monde sont ni ! Partout la chaleur fait grimper les thermomètres ! A souligner dans les annales ! Partout la fournaise dessèche les âmes et brûle les ardeurs ! La bouilloire boue, l'astre luit, la révolte gronde et la chandelle chancelle. Salut à toi Jacques !

L'année la plus chaude ! Et dire que certaines pucelles trop compassées n'ont pas saisi l'opportunité de se faire rôtir l'âtre éteint. La traîtresse ! Ah chaleur inconnue des exaltations exacerbées !

L'année la plus chaude ! Tu m'étonnes ! Tout brûle ! Les États se grillent un à un les AAA, les budgets carbonisent, les dettes explosent, les glaciers fondent, les crabes crament et les calcifs se calcinent. Tout brûle vous dis-je ! Et l'argent ! Je ne connais pas une matière plus inflammable que le pognon ! Un intellectuel érudit pourrait me dire : " Y'apyre* ! " Mais ça tombe bien, je ne connais pas d'intellectuel ! Tout brûle ! Même les torchons ! Et si le torchon brûle, la maison serre les fesses ! Quant aux culs-de-jatte, leurs moignons sentent le roussi !

L'année la plus chaude ! Dire qu'elle aurait pu être l'année la plus torride ! Ben non ma Jeanne d'Arc, seulement la plus chaude ! La plus chaude dans les réacteurs du côté de Fukushima, la plus chaude dans les petites culottes des commentateurs surchauffés du bulbe qui ne savent plus où donner de la langue uropygienne, la plus chaude dans les bourses ! Chaud show ! C'est vous dire, on se croirait entre les seins de Jayne Mansfield ! Ou ceux héliogravés d'une autre Jane, Birkin comme dans bikini. Mais chacun fait ce qu'il veut, surtout en matière de fantasme !

L'année la plus chaude !

Et le rouge-gorge de constater les dégâts ! Pas d'eau dans les paddocks, et surtout pas dans mon Paddy ! Les sources s'assèchent, les vieux chênes poussent loin leurs racines et le lichen s'émancipe.

Le paysan s'ébroue la caudale et renifle aux frimas.

Au loin, une guitare fait craquer ses cordes.


" Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps

  Le beau temps me dégoûte et m'fait grincer les dents

  Le bel azur me met en rage

  Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terre

  Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter

  Il me tomba d'un ciel d'orage. "

 

* Apyre : matière qui ne brûle pas.

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 09:56

He'o es B'ogos ! Grumph 'a B'ogose !

 

Ô nativité, Ô joie sympathique de ce jour constant et peu sensé puisqu'incertain.

Je vous souhaite en ce temps de douces quiétudes, Ô jeunesse âcrement ressentie, une humeur joyeuse et vagabonde, un esprit frondeur et agité, un bonheur rhapsodique d'instants choisis et convaincus.

Je vous rêve des cuites vives et aériennes, des mots gracieux, des caresses arbitraires et humaines, séduisantes et impertinentes; je vous rêve assouvi et jamais rassasié.

Je vous souhaite torride et toujours aux aguets, anges déchus de fraîche humeur aux regards sombres d'âpre et dure crise.

Soyez uniques et divers.

Et agitez, sans emphase mais avec conviction, pour une extase choisie, vos LLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLlll !'e so'ei' est 'à !

Choutte !


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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 06:43

Hello les blogos ! O.O.O la blogose !

 

"Nom de Zeus !", m'interpelle-je en me surprenant moi-même de tant d'impertinence. En effet, tranquillement installé dans la cuisine, entre un mug de café et Le Petit Robert, version 2007 d'avant crise, voilà-t-il pas que mon vieux poste de radio éructa d'ineffables infamies propres à éveiller chez moi un "Nom de Zeus !" déifié jusqu'à la lie.

Un cuisinier, dont j'ai oublié le nom par lâcheté, invité sur la matinale de France Iter, proposait pour le réveillon à venir, non seulement de subir l'innommable endive cuite mais qui plus est d'y adjoindre de la "valeur ajoutée". De la valeur ajoutée ! Alors là je dis : " STOP !" Que l'on soit en crise, c'est un fait, que personne ne nie et n'honnit, mais qu'on aille chercher dans l'endive bitophile une valeur ajoutée, tout comme l'action Dassault-Rafale, les bras m'en tombent et pas que le long du Brahmapoutre.

Putain merde ! Oh ! Si les cuisiniers se mettent à causer comme des économistes-morpions à la mords-moi-l'noeud-turgescent, alors oui la révolution est à craindre. Et je dis "à craindre", c'est seulement pour rassurer mon banquier. En plus, parler de l'endive cuite un jour de réveillon, ça frise l'insulte ! Servez-moi ce sex-toy opalin et j'vous fous mon poing sur la gueule ! Regardez les Russes, ils ont tout compris ! Ils défilent eux ! Ils défilent pour arracher à cette endive de Poutine un semblant de reconnaissance altière ! Non mais c'est vrai merde ! De l'endive, un soir de réveillon ! Mais réveillons-nous ! Réveillons-nous !

Tout ça pour dire, que je vous souhaite néanmoins, en dehors des injonctions contenues, un excellent réveillon où la parole chocolatée crépite dans l'âtre de nos petites faiblesses révolutionnaires.

A demain pour le jour de no L.

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 05:55

Hello les blogos ! Poétises-toi ma blogose !

 

"Couchez trois dans un drap, sans feu ni chandelle,

Au profond de l'hiver, dans la salle blême, unique,

Où les chats, ruminant le langage des tiques,

Nous éclairent sans cesse en roulant la prunelle;

 

Hausser notre chevet avec une escabelle,

Être deux ans à jeun comme les escargots,

Rêver en grimaçant ainsi que les poulbots

Qui, bâillant au soleil, se grattent sous l'aisselle,

 

Mettre au lieu de bonnet la coiffe d'un chapeau,

Prendre pour se couvrir la frise d'un manteau

Dont le dessus servit à nous doubler la panse;

 

Puis souffrir cent brocards d'un vieux hôte irrité,

Qui peut fournir à peine à la moindre dépense,

C'est ce qu'engendre enfin la prodigalité."

 

...et de prodigalité, n'en ai cure,

seul l'excès de mon courroux, coucou,

à ces enfoirés, ces enflures,

sera à la mesure de mon dégoût !

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:05

Hello les blogos ! Krunk Krunk la blogose !

 

Connaissez-vous le "présentéisme" ? Hmm ? Oui je sais, encore ces fameux néologismes décadents de ce monde moderne qui ne sait plus quoi inventer pour s'aliéner un peu plus, un peu plus profondément. Mais là n'est la question, connaissez-vous le "présentéisme" ? Non ? Ça tombe bien, moi non plus ! Non, je déconne. Ce mot est intervenu lors de la lecture d'un article sur Le Monde ( Ça fait encore chic de dire cela mais pas pour longtemps, eut égard à la crise de la presse écrite qui est aussi ancienne et inextricable, je parle de la crise, que celle de l'économie.), un article qui mettait en valeur les troubles mentaux chez les salariés, nouvellement apparus. Troubles mentaux qui augmentent d'année en année, à l'inverse des salaires qui, selon les économistes larvés, ne doivent pas accroître sous peine d'anéantir le modèle social judicieusement illégitime.

Le "présentéisme" est cette maladie mentale, sous la pression accrue des nouveaux Kim Jong-Il bureaucrates, qui étreint le travailleur lessivé et dont la présence au bureau est strictement requise sans avoir la productivité attendue, c'est à dire, qu'il n'en fout pas une, que ce soit dû au dit travailleur ou à l'organisation. Démotivation conséquente à une surcharge de travail ou à un manque de reconnaissance.

En voilà une bien belle maladie mentale ! Le "Présentéisme", avec un grand P comme dans Popodi ! Bien plus considérable d'ailleurs que l'absentéisme, toujours selon l'article. Les travailleurs sont présents au bureau, ils n'en foutent pas une, et ça les stresse ! Ô Dieu me les broute, que ce monde du XXI° siècle est étonnant et singulièrement hallucinant. Après avoir sournoisement proposé de travailler plus pour gagner plus, de travailler mieux pour gagner pareil, de travailler toujours pour ne rien gagner davantage, de travailler à jamais pour gagner indéfiniment et à cela près de moins que rien; on nous propose désormais d'être présent en faisant semblant de travailler pour ne pas en faire moins que ce qu'il est convenu de ne pas faire dans une inactivité subie et largement admise par les inactifs productivistes qui prônent la célérité factice dans le je-m'en-foutisme pondéré. Ouf !

Si vous comprenez quelque chose à ce monde insolite, et à cet article, veuillez je vous prie envoyer vos éclaircissements à qui de droit.

Et c'est ainsi qu'Allah est grand, comme le disait Alexandre Vialatte, avant même les révolutions arabes.

C'est vous dire le prophète ! Alexandre, pas l'autre.

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 06:16

Hello les blogos ! Frrrrrrr la blogose !

 

Le dimanche date de la plus haute antiquité. Singulier s'il en est, le dimanche a cette saveur particulière des nostalgies tranquilles et des mélancolies sourdes. Attendu ou redouté, il est un jour de repos, un jour indécis comme une orthographe fluctuante où le temps semble suspendu, hésitant et ondoyant. Et plus encore que le dimanche, trop souvent malmené par les cadences infernales d'une société bouffie et effrénée, le dimanche matin est un instant atypique, rare, bien plus complexe qu'il n'y paraît, plus étonnant et plus déconcertant que les heures qui le suivent ou le précèdent. C'est un temps insolite où la liberté paraît plus tangible, un temps révélateur, un moment d'indépendance accrue, de désinvolture et d'abandon. De partage également.

Doit-on s'y atteler dès les aurores, le considérer pleinement, le prendre en cours après une farniente matinale, lui laisser le temps de s'écouler ? Comment l'absorber ? Comment se l'approprier ? Comment l'apprivoiser ? Tout cela est une affaire sérieuse. Intraitable. Délicate. Car comme le disait Francis Blanche : " Les dimanches ratés tournent en robe grise au rythme languissant des valses de l'ennui." Et Il ne faut pas rater son dimanche matin. L'ennui guette. La mélancolie est aux aguets.

Alors que faire ? Vous pouvez bien évidemment grasser à l'envi votre matinée sous une couette malléable à souhait, profiter de la chaleur douce et insolente du conjoint et lui poupouiller le derche, traîner votre mollesse dans des charentaises engourdies aux remous mous des motets bachiens et peu bachiques. Certes. Mais plus encore qu'une paresse indolente, et parfois lascive, cet instant mérite une pleine considération.

L'almanachronique, dans sa bonté légendaire quoique impétueuse et son irrésistible omniscience, va vous permettre d'accorder à ce dimanche matin concerné toute l'attention qu'il impose.

Ploum Ploum !

- Levée du corps dès 06H00 ! Solide petit déjeuner et considération altière de votre être. ( Nous vous conseillons une à deux bières, une quinzaine de clopes, du boudin bien saignant et du pâté de tête.)

- 07H00 : décontraction du bulbe, aération des dendrites, élévation de l'esprit. ( A cela, France Musique ou le dernier album de Motörhead, selon le degré d'apathie.)

- 07H45 : massage et bouchonnage des membres endoloris. ( Attention à ne pas altérer par trop d'empressement les membres susdits. Soyez sensibles et gracieux. Demandez à votre conjoint s'il y a ou un animal de compagnie.)

- 08H12 : lecture de la presse dominicale. ( Gare ! Celle-ci, la presse du dimanche, est trop souvent indigente et évaporée. Préférez celle du mercredi.)

- 09H00 : il est temps de se poser la question essentielle de ce jour si singulier : " Qu'est-ce qu'on mange ? " ( Pour plus de convenance, posez la question à qui de droit, c'est à dire à votre conjoint, pour le mieux de sexe féminin. La susceptibilité n'est pas une chose à prendre à la légère ! )

- 09h45 : après l'ordonnance culinaire, faites un tour au marché. ( Consécutivement aux courses, faites promptement mais judicieusement, un petit tour au café s'impose. Attention à ne pas dépasser la dose prescrite : quatre bières, cinq verres de vin blanc sec, six pastis et deux trois armagnac nous semblent la posologie juste et congrue. A la rigueur, un calva ou deux, mais de belle année.)

- 13H46 : votre matinée touche à sa fin. Déjà ! ( N'oubliez pas le cachou ou toute autre substance mystificatrice d'une haleine chargée. Un joint à la rigueur peut rallumer ce petit éclat dans le regard qui fait tant pour la bonheur conjugal !)

 

Et voilà ! Il est 14H56, le poulet est cuit, les frites scintillent, le vin est aéré. Laissez vous servir et profitez. ( Pour les célibataires, préférez la boîte de raviolis.)

Deuxième étape, la sieste.

A suivre dans une prochaine chronique intitulée : " L'art de la sieste, ou comment flatter son égo sans se toucher l'autre. "

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