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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:27

Hello les blogos ! Groumph Plock la blogose !

 

Le sentez-vous ? Le voyez-vous ? L'humez-vous ? Le ressentez-vous ? Hmmm ?

Je vous l'accorde, j'ai parfois une tendance naturelle à enfoncer des portes ouvertes, mais néanmoins, force est de constater, que le monde change. Cela se vérifie tous les jours. Oh certains diront qu'il s'étiole, d'autres minimiseront sa déchéance inéluctable en précisant qu'il évolue graduellement, qu'il se métamorphose ou qu'il ne fait que reproduire un cycle immuable, mille fois vérifié tout au long de l'histoire, histoire qui a une curieuse tendance à se répéter.

Fi des variations plus ou moins subtiles, le monde change, et c'est un fait. Va-t-il se transformer en mieux ou en pire ? Nulle ne le sait et seul l'avenir est inconnu. Mais il change. Et l'on entend ça et là des paroles singulières qui jusqu'ici étaient soit discrètes, soit étouffées sous le flot gras d'une pensée unique, et désormais inique. Les peuples se soulèvent, au premier desquels les arabes et les grecs, et bien d'autres à travers le monde, les assassins de l'économie sont brocardés et conspués, quant aux couleuvres, elles ont du mal à passer. On avale avec plus de peine qu'auparavant. Ceci grâce à notre évolution personnelle, mais également grâce aux paroles, enfin audibles, de certains économistes, scientifiques, spécialistes et consorts, qui jusqu'ici prêchaient dans le désert et qui nous ouvrent intimement nos esgourdes et nos oreilles vers d'autres rives et d'autres échos. Enfin !

Certes, certaines choses ne changent que difficilement ou qu'amèrement, sinon peu. Les racistes demeurent racistes, les cons restent cons, et même concons, et, bien plus dangereux en somme, d'obscurs ignobles incultes nous tirent par le fond et flattent nos plus bas instincts. Mais la résistance est en marche. Si infime soit-elle.

Pour preuve, Monsanto vient de se faire épingler par la justice française, condamné pour empoisonnement par le biais d'un pot de terre au doux nom de Paul François. Une première !

Ça change !

Or, il est une institution dont le socle semble n'être jamais remis en cause, et jamais ou peu débattu. Le sacro-saint travail ! Ce vieux monstre astringent qui asservi depuis la nuit des temps nos utopiques libertés ! Le travail ! Et qu'il soit partagé, flexible, à temps plein ou partiel, déréglementé, à mi-temps, obligatoire ou inexistant, il reste et demeure notre seul salut pour vivre en société. Fumisterie et illusion !

Je ne conteste nullement le métier, pour lequel j'ai un respect immense, je conteste l'emprise et la "vénérabilité" du travail ! Ce passeport pour l'existence ! Illusion et fumisterie !

Souvenez-vous de cette désormais vieille rengaine qui mettait en exergue un XXI° siècle qui serait spirituel ou ne serait pas. Cela devrait néanmoins nous interpeller. Car en dehors d'une spiritualité religieuse, que je cède volontiers à ceux qui ont la foi, bien plus respectable que Dieu lui-même, il est une spiritualité qui devrait nous interroger d'une manière incoercible. La spiritualité indépendante de la matière. L'esprit et l'immatériel. Par opposition au travail. Ce travail que j'étranglerais bien de ma poigne de gueux aux doigts gourds, pour le faire taire à jamais.

L'esprit, quoi de plus beau ! Comme le disait Renan : " Le but du monde est le développement de l'esprit, et la première condition du développement de l'esprit, c'est sa liberté." Comment atteindre cette liberté de l'esprit dans le travail ? Un esprit qui peut être abstrait, chimérique ou utopique, en opposition radicale avec la matérialité du travail, du labeur rétribué et obligatoire. Et tant pis si je suis pompeux et sentencieux, je ne cesserais de croire, voyez-vous où la foi peut conduire ?, que l'homme n'est pas fait pour le travail, ou plus devrais-je dire ! En effet, cela fait des siècles et des siècles, amène ta fraise ducon, que l'homme bosse, marne, bûche, trime, boulonne, gratte et turbine, j'en passe et des plus contraignants; il serait peut-être temps qu'enfin il se reposât ! Qu'il fasse marcher ses petites cellules grises, à l'instar d'un Poirot, peu légume au regard de certains. Même Dieu dit-on s'est reposé nous offrant gracieusement un dimanche pour reprendre notre souffle. Quel pingre ! Et si nous inversions le calendrier ? Que tous les jours fussent dimanches ? Hmmm ? Les tentations sont grandes et sûrement illusoires.

Mais écoutez plutôt ce conte.

A suivre...

Hin Hin !

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Published by lalmanachronique
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