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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 07:15

Hello les blogos ! Cui Cui la blogose !

 

Saluons mai et la déesse Maia ! Certes avec un jour de retard mais le premier mai tout muguet qu'il soit est attendu non pas pour honorer le mois de l'amour et de la femme mais pour célébrer les chihuahuas qui vouent à cette occasion un culte certain à leurs laisses respectives.

Ploum Ploum !

Saluons le gai mai et l'amour. Et saluons, alors que nous l'attendions impatiemment au sud de la Loire où il vit grassement d'habitude, le soleil et son retour salutaire.

C'est le mois des possibles et des extrêmes. Le mois où les étoffes se délitent, où les chemisiers se déboutonnent et où les eye-linners s'affinent. Le printemps, déjà amorcé, est en ce mois plein d'élan. Il s'émoustille la caudale et provoque chez les plus ouverts des humanoïdes et naïades quelques sursauts suggestifs et succulents. Mais méfions-nous, je m'adresse aux plus mâles, des succubes et leurs succions parfois succinctes mais toujours subversives.

En une certaine époque, celtique et lointaine, les femmes, appelées filles afin de souligner leur fraîcheur, avaient le droit de choisir leur amant. La liberté était de rigueur et les jupons s'en trouvaient ainsi plus troussés que plissés. L'érotisme campagnard exerçait chez les délurées hardies une quintessence lascive.

Bienheureuse campagne !

Les bourgeons désormais ouverts offrent une explosion de lèvres verdoyantes et multiple, les oiseaux vocalisent à tue-tête et gazouillent avec entrain, le blé, dans une position accroupie, chatouille et excite les miches, la terre se réchauffe et fleure bon l'âcre fragrance de la mère toute féminine, quant aux couleurs, elles se spectralisent et électrisent les âmes émotionnées et bien moins crépusculaires.

Comme il est de coutume de l'ignorer en Flandre, il fait beau et chaud.

Saluons mai et honorons, à cette occasion jolie, Apollinaire et ses Alcools !

 


     Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
    Des dames regardaient du haut de la montagne
    Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
    Qui donc a fait pleurer les saules riverains

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
    Les pétales flétris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
    Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
    Sur un fifre lointain un air de régiment

    Le mai le joli mai a paré les ruines
    De lierre de vigne vierge et de rosiers
    Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
    Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes




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Published by lalmanachronique
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