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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 06:50

Hello les blogos ! Mouais la blogose !

 

Ce matin, à l'éclat opalin d'une lune presque pleine, surmontant un brouillard indécis, et sans que rien ne me prédestinait à cela, un bonheur fou vint m'embraser l'âme.

Pourtant, et à l'instar d'un Chateaubriand partagé entre le sentiment mélancolique et l'ardeur à poursuivre la séduction des chimères, sans en avoir le style pour autant, tout me plongeait dans un douce torpeur également mélancolique.

La solitude de l'être inaltérable enveloppait ma carcasse en un épais halo et j'avais devant moi que des jours semblables aux précédents, déjà passés et consumés.

En soirée, la radio choisie par un hasard malheureux diffusait des chansons sirupeuses glaviotées par des brailleuses peu subversives mais franchement bandantes, mon plat de pâtes s'ingéniait à reproduire la morne saveur d'un dentifrice aux aromates provençales et la pluie tapotait la toiture sans rythme et sans entrain.

L'humanité me semblait lointaine et peu avare de débordements altiers.

J'avais même pour contrecarrer le lent spleen qui s'immisçait indéniablement, entrepris le lecture, devrais-je dire la re-re-re-re-relecture, de l'album du cinquantenaire de Play-boy, avec moult images glacées et peu glaçantes de donzelles bien galbées aux encoignures.

Les pages 170,171, où prônaient pas moins de quatre pin-up, ne m'apportaient qu'un vague sentiment de vide. Karen Christy, Claudia Jennings et les soeurs Collinson de Malte, malgré leurs appâts apparents et peu flous, ne m'étaient d'aucun secours.

Rien. Le vide était plein et inversement.

Et ce matin, le bonheur.

Venu de nulle part, sans naissance apparente, brut et prompt.

Était-ce dû au concert imposant des tirelis quotidiens et matinaux des piailleurs emplumés ? De ces effluves grasses du romarin fleuri après l'ondée ? Ou bien de l'attrait d'une journée qu'un météorologiste radiophonique annonçait ensoleillé ?

Je ne le sais ni et que Dieu nenni !

Va savoir.

Et puis, j'ai réfléchi.

Il m'est venu alors un instant, un moment furtif, presque anodin.

Une chose sans importance, organique.

C'était ce matin, vers les quatre heures, dans mon lit. Sous la couette.

J'ai pété allègrement.

Voilà où s'était niché le bonheur.

Dans le pet.

Comme quoi, le bonheur est une chose bien singulière.

Tout comme cette chronique.


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Published by lalmanachronique
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