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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:44

Hello les blogos ! Truiluilui la blogose !

 

Le rouge-gorge sautille maladroitement sur le sol gelé. Il s'est paré d'une abondante couche de duvet et ressemble à s'y méprendre à un yéti monté sur échasses. Il sautille encore et s'approche d'une assiette en grès posée à terre, au pied d'un long chêne, et dans laquelle il picore d'un bec affûté des quartiers de pomme. Un léger et sec tressaillement trahit la prégnance incisive des froidures glaciales d'un hiver qui jusqu'ici piétinait. Il fait un froid de gueux. La bise mordante et aigre effile la queue du passereau qui jette un dernier coup d'oeil aux dangers supposés, avant de s'envoler gauchement vers un logis incertain. La température est au-dessous du zéro Fahrenheit. Mais quel est son ressenti réel ? Hein ? Car voilà la question de ces derniers jours ! Un bien belle question à la con qui m'irrite la caudale d'une force ! Mais d'une force ! Car désormais, il ne s'agit plus de savoir quelle est la température observée, mais de celle qui est ressentie ! Nous vivons des temps singuliers ! Après la folle litanie pâteuse des commentaires lassants sur le froid sibérien qui plonge la France dans une crise hivernale des plus rudes, voilà doré-navrant la température ressentie ! Pauvre de nous ! Et Dieu qu'ils sont cons tous ces jobards !

Revenons, et sans corrélation aucune, sur la vie trépidante d'un musicien des grands froids, Chopin, qui, loin d'être duveteux comme le rouge-gorge, n'en était pas à une nocturne glaciale près !

Ploum Ploum !
Frédéric François ( Ha Ha ! ) Chopin, de son nom vrai nom Fryderyk Franciszek Chopin, ce qui veut sensiblement dire la même chose mais en plus polonais, est né le 1er mars 1810 à Zelazowa Wola, un village miteux dans le duché de Varsovie en Pologne.
Son père, Nicolas Chopin, est l'inventeur en 1799 d'une mesure de capacité contenant la moitié d'un litre, quel con, plus connue sous le nom de chopine. Il épouse Justyna Kryzanowska le 2 juin 1806, une cousine de la comtesse de Skarbek, plus polonaise que belle. Pour parfaire une laideur atavique, Justyna vêle en silence à quatre reprises. Trois filles : Ludwika, Izabella et Emilia, et un garçon : Frédéric François ( Ha Ha ! ).
Très tôt, tout comme Mozart, l'un de ses maîtres, Chopin montre immédiatement un grand sens musical et fait preuve, ce qui est plus grave, d'une grande sensibilité. Dès l'âge de six ans, il commence son éducation musicale et compose, à sept ans, sa première oeuvre, la Poloniaise en sole mineure. Enchaînant les succès et doué d'une formidable virtuosité, Chopin connaît une immense renommée, notamment auprès du grand-duc Constentin, frère du Tsar Nicolas 1er, un jovial autocrate qui appréciait la paix en temps de guerre.
Il découvre Bach et Mozart, et perfectionne sa maîtrise du piano, auquel il donnera ses lettres de noblesse dans le répertoire romantique.
Refusant de jouer devant le Tsar Nicolas 1er, sourd comme un pot de Beethoven, Chopin s'installe à Vienne en 1830. Il n'y reste qu'une année, faut dire que Vienne est très surfait et d'une tartignolesque laideur architecturale, et s'installe dès lors à Paris en 1831, pour y rester définitivement jusqu'à sa mort.
Paris en ce temps-là est le lieu européen par excellence des délices infinies. Immigrés en nombre, vins fins, becquetances raffinées, drogues et putes; on ne sait où donner de la tête, ni de la queue. Ce que fait avec entrain Chopin qui acquiert ainsi une grande sociabilité mondaine. On le voit rue Pigalle, en compagnie de Sainte-Beuve, Mickiewicz, Delacroix et Berlioz, composant des petites gâteries musicales en s'adonnant aux beuveries romantiques, sous les seins lourds et laiteux d'adorables impromptues lascives. Durant ces concerts privés, il absorbe de grands verres d'eau avec des gouttes d'opium, et se frictionne les tempes à l'eau de Cologne. " Que d'eau ! Que d'eau !" aurait dit son pote Mac-Mahon, mort d'une cirrhose carabinée.
C'est en 1836 qu'il rencontre George Sand, de son vrai nom Aurore Dupine, baronne Dudevant, et surtout par derrière. Tous deux vivent, pour le plus grand plaisir des romantiques à la con qui s'émeuvent pour une vacuité exaltante, une histoire passionnelle qui ne donnera rien.
A partir de 1842, le quotidien de Chopin s'étiole. Une grippe en 1845 et une phtisie auront raison de sa santé fragile. Il meurt le 17 octobre 1849, place Vendôme, en râlant comme un goret sous tuberculose, et est enterré fissa fissa au cimetière du Père-Lachaise pour ne pas faire attendre Pierre Desproges, qui attend son tour comme tout le monde.
On retiendra de son oeuvre, quelques Nocturnes passables, des Préludes supportables, d'autres Études potables, des Impromptus honnêtes et des Mazurkas suffisantes.

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Published by lalmanachronique
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