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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 08:00

Hello les blogos ! Ca chauffe la blogose !

 

Il suffit parfois de presque rien. Une chose sans importance, insignifiante, dont on pourrait dire qu'elle n'est que futilité, légèreté, si ce n'était en réalité l'exact contraire. Car ce petit rien qui change tout, dont on oublie la présence par l'habitude que l'on a de le voir, ce presque pas grand-chose est l'essence même du tout, en opposition au rien.

Il est l'ensemble de toutes choses, un à peu près absolu, en tout cas l'un des composants les plus représentatifs, tout juste à peine invariant depuis la nuit des temps.

N'y allons pas par quatre chemins, j'ai nommé : le soleil. Tout en physique ! Qu'il soit adjectif ou nom commun, au féminin comme au masculin. Un presque rien sphérique, un pas grand-chose énergique et irradiant. Et quand je le qualifie de pas grand-chose, moi l'insignifiant, je le place à l'échelle de l'univers. " Ce monde qui n'a de réalité définissable qu'à l'échelle des grandeurs moyennes qui sont les nôtres.*"  Car ce soleil n'est en définitive qu'une merde de mouche ! Que dis-je une merde de mouche, un ersatz de fiente de puce, un succédané de bouse de bacille de Koch ! Que dalle ! Nitch ! Nada !

Mais laissons-lui une chance. Plaçons-le à l'échelle de notre galaxie. Comment dire ? La place du soleil dans celle-ci correspond à peu de chose près à la place que pourrait avoir le tofu envers la gastronomie bourgeoise. Une erreur ! Une faute de goût ! Le néant ! Rien d'autre qu'un petit rien du tout.

Pour tout vous dire, il se trouve à l'extrémité d'un des bras, le plus petit, le plus sec, d'une galaxie, notre voie lactée, qui en comporte plusieurs et qui ressemble à un énorme glaviot difforme, et dans lequel notre soleil fait pâle figure de microscopique et infinitésimal postillon. Une chose négligeable. Un rien du tout, perdu et mêlé à une centaine de milliards d'étoiles, la déjà citée voie lactée, elle-même perdue et mêlée à une centaine de milliards de galaxies, l'univers. C'est vous dire ! C'en est même renversant ! Astronomiquement renversant !

Alors oui, il suffit parfois de presque rien pour tout changer.

Qu'il vienne se pavaner au quasi zénith, et voilà que tout varie, tout mue, imperceptiblement. L'avez-vous ressenti ? Ne sentez-vous point poindre un infime mouvement léger de vos lèvres ? Comme une virgule amusée. Hein ? Regardez autour de vous ! Tout s'illumine, tout s'enflamme. La nature, les êtres, les sourires et les esprits. Et je dois le dire, toute proportion gardée, le frémissant obsédé de la rue Longue, l'érotomane transi à l'oblongue verdeur plus qu'émoustillée. Car son pouvoir, au soleil, son rôle pourrais-je dire, est celui d'un agitateur symptomatique, un révélateur significatif. Aussi bien il écourte les tissus, révèle la dentelle et fanfreluche les toilettes, autant il allonge et ralentit le temps, élargit l'espoir et augmente certaines protubérances dont la vanité masculine, faites verge ! Aaaah soleil ! Astre bouffi de gaz ! Que vienne ton temps ! Et qu'il en soit ainsi !

Et en terrasse !

Car mieux que le haut du coteau, c'est en terrasse que le soleil prend toute son ampleur.

A suivre...

 

* Camus. Pas l'intriguant, le floriste du café littéraire.


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Published by lalmanachronique
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