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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 04:18

Hello les blogos ! Ô tonne la blogose !

 

« L’automne est le printemps de l’hiver » disait Henri de Toulouse-Lautrec qui, preuve s’il en est, était bien meilleur peintre que citateur. Et si je dis peintre, c’est pour ne pas dire « dessinateur » qui reste à ce jour, chez d’obscurs critiques peu jouisseurs, une ignominie sans nom. Ploum Ploum.

L’automne est là. Enfin, pas tout à fait, disons quand j’écris cela (05h19), car il faudra attendre officiellement ce soir 21h21 et trois secondes, l’heure exacte du deuxième équinoxe de l’année. Un équinoxe qui provoque d’irrésistibles tourments mélancoliques chez les adorateurs de Râ, en effet à compter d’aujourd’hui, nous allons perdre en moyenne quatre minutes d’ensoleillement chaque jour. De quoi bien anémier le moral qui n’avait pas besoin de cela. D’autant plus en cette saison où les feuilles se ramassent la gueule, ou à la pelle, je ne sais plus. Phénomène d’ailleurs étonnant et prodigieux. Celui des feuilles qui tombent. Car oui, l’arbre, cet autre être, nullement avec un « h », a cette faculté d’anticiper l’automne, et plus encore l’hiver, en stockant les œuvres du soleil l’été comme un carburant nécessaire en vue du printemps à venir. C’est alors, dès l’automne, qu’il passe, avant l’état de « dormance », par un état de transition appelé « paradormance », selon Peter Wohlleben le forestier allemand, lors duquel sa croissance ralentit, d’où les feuilles qui chutent. De plus, toujours selon Peter, et ceci dès juillet, l’arbre entreprend de réduire progressivement sa teneur en eau. L’objectif étant d’éviter d’ingérer trop d’eau pour ne pas se faire péter l’écorce lors des gelées hivernales. Pas con le mec. Un peu comme l’ours avant hibernation, tous deux ont donc la notion du temps.

La nature est belle. Elle est également pénétrante.

L’automne est itou la saison des prélèvements sociaux et autres impôts plébéiens. A cela, Maya Picasso, la fille de Rembrandt, ou de Picasso plutôt, a une façon très originale de payer sa dîme. D’un geste auguste qui force le respect, voire la révérence uropygienne, et ce, je le répète, afin de s’acquitter d’impôts que trop roturiers, Maya Picasso, la fille de Renoir, de Picasso du moins, descend en sa modique cave, par un modeste escalier, choisit neuf œuvres du maître papa, parmi les 50 000 restants, et les livre à l’État, et Bruno le Maire de rayer la note due d’un geste tout aussi olympien.

L’humain est beau. Il est également pénétrant. Mais ça fait mal.

 

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