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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 06:14

Hello les blogos ! I am the biguebosse la blogose !

 

Hourra Youpi et Ban à tous les Bis ! Bernard Arnault, le roubaisien du tralala de cher Dior, est enfin repassé devant Liliane Bettencourt, la fardée sous tutelle, redevenant ainsi la première fortune de France avec un patrimoine estimé à 46.9 milliards d'euros. Et je peux vous dire qu'il en faut de la sueur sur le front pour arriver à ce genre de fortune. De la sueur et de l'écume. Ah ça, c'n'sont pas les "riens", les sans-dents, les gueux qui pourraient se prévaloir d'une telle besogne, d'un tel labeur pour en arriver à une telle réussite. Mais bon, allez demander à des brimborions, ces fumeux petits "riens", de marner dru afin de répandre leur prospérité à l'ensemble de la communauté. Allez leur demander ! Des faignants, des vauriens et des tire-au-flanc ! Que dis-je des faignants, des fainéants oui ! De ceusses qui font néant ! Rien, que dalle, que tchi ! La solidarité à ceux-là, ça leur passe au-dessus de la coloquinte. Une coloquinte que l'on retrouve sous la plume d'Alphonse Daudet, par métaphore et en référence à l'amertume de la dite Cucurbitacée : " Ce bizarre bonhomme hérissé, et dont la vie fut une perpétuelle coloquinte, sut mourir admirablement, héroïquement(...)", en crevant bien avant sa retraite. Et ça, crever avant sa retraite, c'est bien la seule solidarité dont sont capables les riens-travailleurs. Tout d'même ! Alors que le Bernard Arnault, lui, il oeuvre, il burine, il trime et donc, par conséquence, il récolte le fruit de son labeur. Certes, un fruit plutôt respectable, voire notable, pour ne pas dire putain-de-bouffi, mais comme le disait Arthur Rimbaud, un pourtant fainéant de première : "La vie fleurit par le travail." La fleur, le fruit, tout y est.

Marnons ! Marnons !

Et pour atteindre le haut dessein d'Arnault, méditons et lisons le poète sus-nommé dans "Bonne pensée du matin".

A quatre heures du matin, l’été,
Le sommeil d’amour dure encore.
Sous les bosquets l’aube évapore
L’odeur du soir fêté.

Mais là-bas dans l’immense chantier
Vers le soleil des Hespérides,
En bras de chemise, les charpentiers
Déjà s’agitent.

Dans leur désert de mousse, tranquilles,
Ils préparent les lambris précieux
Où la richesse de la ville
Rira sous de faux cieux.

Ah ! pour ces Ouvriers charmants
Sujets d’un roi de Babylone,
Vénus ! laisse un peu les Amants,
Dont l’âme est en couronne.

Ô Reine des Bergers !
Porte aux travailleurs l’eau-de-vie,
Pour que leurs forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer, à midi.

Arthur Rimbaud, Derniers vers

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Published by BLANCAFORT
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