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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 06:17

Hello les blogos !

 

450 millions de dollars pour le "Salvador Mundi" de De Vinci ? Ben quoi ?! C'est une valeur comme une autre. Ni plus, ni moins. D'ailleurs, est-il possible d'évaluer objectivement une quelconque valeur liée à une œuvre d'art ? Difficile, sinon superflu. 450 millions, c'est une somme fallacieuse, qui n'a de matérialité que l'inconstance du temps, voire d'une idée mystificatrice de la réalité. Qu'est-ce que la réalité ? Celle de De Vinci et de la Renaissance ou celle actuelle d'un consortium anonyme institué afin d'acquérir une marque ? D'ailleurs derechef, si ça se trouve, c'est le De Vinci des autoroutes qui a acquis le De Vinci des queues-de-morue afin de l'exposer sur des aires autopistes pour élever culturellement les culs-terreux que nous sommes. Enfin, surtout les autres. Avec ce qu'ils font de bénéfices, il est normal que ceux-ci soient restitués aux usagers. Et quoi de mieux que d'aller pisser sur ces mêmes aires en mirant de l'art institutionnel. Franchement, moi-même, j'ai affiché dans mes chiottes un Basquiat, une reproduction du "Untitled" adjugé 110 millions de dollars en mai dernier, et je prends un plaisir insensé toutes le fois où je chie sans entraves et sous art, et parfois en temps de chiasse carabinée. C'est vous dire. Non, 450 millions de dollars, c'est rien. Futile. Frivole. Qui plus est quand cette somme permet de réduire considérablement l'exposition à l'ISF ou le taux de TVA. Je conseille au demeurant à ce consortium anonyme de conserver l’œuvre acquise car, sachez-le mes philanthropes tutélaires, un abattement de 10 % par année de détention est ainsi accordé au-delà de deux ans. Autrement dit, après douze ans de patience, l'imposition sur la plus-value disparaît. Hop ! Attention toutefois, les pièges peuvent parfois être sournois, il faudra prouver la date d'acquisition du bien. Pensez donc à conserver la facture d'achat de chez Christie's. Sinon, vous devrez vous acquitter d'une taxe de 5 % calculée sur le prix de vente. Mais, rassurez-vous, Bernard Arnault répond toujours présent pour vous aider à optimiser l'art. Sa fondation privée, plus ou moins dédommagée par l'Etat, plutôt plus au fil du temps, la Fondation d'entreprise Louis Vuitton, demeure un exemple exemplaire d'exemplarité fiscale. Quoi ? 14 euros le droit d'entrée ? Pas même une tranche de pain chez Passard ! Et attention, bio le pain ! Non franchement, 14 euros pour découvrir les 176 emoji dessinés par Shigeta Kurita ou les 144 Lead Square de Carl Andre, ça casse pas trois pattes à un canard, même sculpté par Jeff Koons. Avec ou sans tulipes. Du reste, éloignons-nous pour un temps de l'art, les pigeons, aimeront-ils se poser sur les tulipes offertes par Koons ? Quand je dis "offertes", c'est de même nature que la fondation de Bernard Arnault. Ou des autoroutes De Vinci. Oui, la question m'obsède. Les pigeons aiment beaucoup les sculptures. Du moins, celles de jadis. Est-ce qu'il en sera de même avec les sculptures contemporaines ? De Vinci qui, du reste derechef, aimait beaucoup quant à lui les oiseaux. Il les achetait en cage pour aussitôt les libérer. C'est con mais c'est magnanime. De Vinci qui disait : "Qui blâme la peinture n'aime ni la philosophie, ni la nature." A 450 millions de dollars, ce n'est plus de l'amour, c'est de la passion.

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 06:16
Beaujolpif paf !
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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 06:16
COP23
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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 06:15
COP23, clap de fin
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 09:29

Hello les blogos !

 

J'écoute "Assassini assassinati" de Repicco, le soleil est encore à l'horizontale, j'en suis ravi pour lui, le feuillage automnal fait son Juan Gris, en moins cubiste, le café crachote et je suis apaisé. C'est un peu déconcertant d'être apaisé ces temps-ci. Comme si être apaisé serait inconvenant, ou pire, inopportun. Les nouvelles, qui le sont de moins en moins, déferlent en nos caboches tel un tsunami dévastateur, la Terre s'étiole et les hommes qui ont de tout temps puisés en son sein une bien pâle existence le font avec une telle prédation que désormais le temps est compté, et, comme cela l'implique, plutôt dans le déclin. Alors être apaisé est audacieux. On en revient à se fondre dans les habits de l'anarchiste individualiste, l'individualiste libertaire à la Thoreau ou Stirner, l'individu comme seule réalité, celui qui est "en-dehors" et soucieux de son bonheur propre, avant celui des autres. Une certaine forme d'égoïsme. Certes. Être "en-dehors" pour ne pas subir les influences, forcément néfastes, d'un extérieur chaotique. S'extraire ou oublier les opprimés et les opprimants, les migrants, les sentences, circonlocutions, fois et aphorismes des uns et des autres, les petites guerres sémantiques, les approximations étymologiques qui nous font prendre un mot pour un autre, ou le dévoyer dans un silence assourdissant, les harcelées sans écriture inclusive, les promesses, les voeux pieux, le chèque d'HSBC, les paradis pervers, la mort de Robert Hirsch, la débilité assumée et la boutanche toujours à 75cl. Carabistouille et palsambleu ! Alors oui, être apaisé relève de l'inconscience. Une inconscience qui fait dire à certains : "Mais vous êtes inconscient mon cher !" D'une part, c'est bien ce que je disais et d'autre part, je l'assume pauvre tâche ! On pourrait dès lors, tout comme Leonard Cohen, se demander si après tout : "you want it darker ?" (Vous le voulez plus sombre ?) C'est facile et plutôt naturel. Voir le monde tel qui l'est est déjà en soi une imparable fatalité. Alors le regarder au fond des yeux... Les points de suspension sont de rigueur et la figure de style, l'aposiopèse, permet de suspendre le temps et laisser au libre arbitre la réflexion qui en découle ou pas. Alors oui, je le redis, je suis apaisé. Pourquoi en ce jour ? Pour ce que je disais en préambule. Le soleil, un peu plus haut dans le ciel à présent, la chaleur froide de l'hiver et les teintes des feuilles. Le genre de truc qu'aurait kiffé Françoise Héritier dans "Le sel de la vie". Et puis la musique. La musique. La musique à jamais, à toujours, jusqu'à plus soif, jusqu'à épuisement total des esgourdes. Et voilà que FIP programme Hubert-Félix Tiéfaine, "Soleil cherche futur". Et zut ! Du dark. Et merde...

L'infirmier de minuit distribue le cyanure
Et demande à Noé si le charter est prêt.
"Oh mec il manque encore les ours et les clônures
Mais les poux sont en rut, faut décoller pas vrai ?"
Et les voila partis vers d'autres aventures,
Vers les flèches ou les fleurs flashent avec la folie
Et moi je reste assis les poumons dans la sciure
A filer mes temps morts à la mélancolie.
Soleil, soleil,
N'est ce pas merveilleux de se sentir piégé ?

Paraît que mon sorcier m'attend à Chihuaha
Ou bien dans un clandé brumeux de Singapour
Mais je traîne les PMU avec ma gueule de bois
En rêvant que la barmaid viendra me causer d'amour
Et je tombe sur l'autre chinetoque dans cette soute à proxos
Qui me dit "Viens prendre un verre. Tu m'as l'air fatigué."
Laisse tomber ta cuti, devient ton mécano.
C'est depuis le début du monde que l'homme s'est déchiré.
Soleil, soleil,
N'est ce pas merveilleux de se sentir piégé ?

Adieu Gary Cooper, adieu Che Guevara.
On se fait des idoles pour planquer nos moignons.
Maintenant le vent s'engouffre dans les nirvanas
Et nous sommes prisonniers de nos regards bidon.
Les monstres galactiques projettent nos bégaiements
Sur les murs de la sphère où nous rêvons d'amour
Mais dans les souterrains, les rêveurs sont perdants.
Serions-nous condamnés à nous sentir trop lourds ?
Soleil, soleil,
N'est ce pas merveilleux de se sentir piégé ?

 

Putain, c'est bien ! L'apaisement continue. Ils m'auront pas les cons !

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 07:38
Aux aubes...
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 07:37
Vendredi
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 07:37
Les oiseaux sont des cons !
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 06:02

Hello les blogos ! In vino bois la tasse la blogasse !

 

Nom de Zeus et par Saint-Bacchus ! Alors là, mais alors là, je suis sur le cul ! Désolé d'être une nouvelle fois vulgaire, mais putain de merde de mes couilles abrasives, quand on tombe sur ce genre de révélation, y'a de quoi succomber à une trivialité plébéienne. Accrochez-vous mes blogos, et toi ma blogose, cramponne-toi, cramponne-toi mieux, ça glisse, figurez-vous, disais-je, que selon le chercheur Stephen Batiuk du Centre d'archéologie de l'université de Toronto et rapporté par l'AFP, les origines de la viticulture remonteraient à plus de huit mille ans et celle-ci, la viticulture, serait apparue dans le Caucase. Et plus particulièrement dans les montagnes de Zagros en Iran et en Géorgie. Le Caucase ! L'Iran ! La Géorgie ! La viticulture ! Le vin ! Plus de huit mille ans ! Quand j'ai appris ça, j'ai tout lâché ! Tout ! Mon stylo, ma tasse de café et ma femme ! Bon, ma femme s'est cassée et, heureusement, ma tasse s'en est sortie avec seulement une ébréchure. Mais que diable, j'en étais pantelant de stupeur, ébahi et quelque peu bouche-bée-baba-ébaubi mon bébé. La viticulture serait apparue dans le Caucase voilà plus de huit mille ans ! Je sais, je me répète, mais parfois il est bon de rabâcher tant la conscience d'un fait peut déconcerter et faire vriller une raison, raison dont la faculté d'abstraire n'importe quelle connerie ou mensonge que trop sophistiqué permet de garder les pieds sur terre. Regardez les optimisations fiscales. Si on ne se rabâche pas ces infimes avanies, on a du mal à croire à cette capacité qu'ont les hommes de se faire enculer sans moufter. Je sais, encore cette trivialité honteuse et indigne d'une publication qui fait autorité. Pardonnez-moi. Mais revenons au Caucase, Colchide dans les près. Selon l'article publié dans les Comptes-rendus de l'académie américaine des sciences (PNSA), les fouilles se sont concentrées sur deux sites riches en poteries du début du néolithique datant de 8.100 à 6.600 ans, Gadachrili Gora et Shulaveris Gora, situés à une cinquantaine de kilomètres de Tbilissi. L'analyse de résidus retrouvés dans huit jarres vieilles de plusieurs millénaires a révélé la présence d'acide tartrique, signature chimique du raisin et du vin. Trois autres acides --malique, succinique et citrique, liés à la viticulture-- ont également été détectés. Ce qui fait dire à Patrice This, directeur de recherche à l'Institut national français de recherche agronomique (INRA) : "Cela suggère que la Géorgie est sans doute au cœur du berceau de la domestication de la vigne et de la viticulture". Mais ce qui surprend le plus, indéniable corollaire à cette découverte, c'est ce qu'en dit et présume le professeur Batiuk. "Notre étude suggère que la viticulture était le principal élément du mode de vie néolithique, qui a vu la naissance de l'agriculture, à se répandre dans le Caucase" et au-delà vers le sud en Irak, en Syrie et en Turquie. "La poterie, idéale pour fabriquer, servir et conserver des boissons fermentées, a été inventée à cette période avec aussi de nombreuses avancées dans la technologie, la cuisine et l'art", précise encore l'émérite professeur et chercheur. Mais il va plus loin en stipulant que "le vin comme une médecine, un lubrifiant social, une substance altérant l'esprit ou encore comme une denrée de grande valeur, est devenu une composante incontournable des cultes religieux, de la pharmacopée, de la cuisine, de l'économie et de la vie sociale à travers tout le Moyen-Orient". Alors là, je dis : "Chapeau Batiuk !" Figure-toi que, non seulement, je te crois, mais qui plus est, je ne cesse depuis des lustres de le clamer haut et fort. LE VIN, C'EST LA VIE !!! Car comment, après ces révélations, désormais scientifiques, ne pas croire que, en ces sociétés anciennes et à la genèse d'une part de l'humanité, et comme le conclue l'article de l'AFP, "boire et offrir du vin faisait partie de quasiment tous les aspects de la vie" !?! IN VINO VERITAS ! Le vin comme lubrifiant social ! Ah ouiiiiiiiiiiiii ! Lubrifiez-moi ! Lubrifions-nous !

Bon ben, c'est la mienne !

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 06:02
Jeu automnal
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